C’est mon corps

Toutes les questions que se posent les femmes sur leur santé

Martin Winckler, éditions L’iconoclaste

Connaissez vous Martin Winckler ?

Si ce n’est pas le cas, voila un auteur à lire absolument. Martin Winckler est médecin généraliste et écrivain. Il a longuement travaillé auprès de femmes en cabinet mais également dans un centre de planification et d’IVG. Il écrit des romans, des poèmes et des essais. C’est également un blogeur hyperactif. Ses écrits sont la plupart du temps en lien avec le soin. Ils peuvent être imaginaires mais résonnent toujours avec le réel.

Répondre aux questions que les femmes se posent

Son dernier livre, « C’est mon corps » est un essai. Martin Winckler écrit : « Ce livre a pour objectif de passer en revue les situations les plus fréquentes et de répondre loyalement aux questions légitimes que les femmes se posent au sujet de leur corps. Il s’adresse aux femmes elles-mêmes. Mais aussi à celles et ceux qui les soignent, les écoutent, les conseillent, les soutiennent ».

… sur les différentes étapes de la vie d’une femme

Le livre aborde les différentes étapes de la vie d’une femme : règles, puberté, grosesse, interruption de grossesse, questionnements autour de la maternité, ménopause, violences gynéco etc. Chaque chapitre donne des informations précises, sourcées et récentes sur le thème abordé. Martin Winckler répond notamment à de nombreuses questions qui lui sont posées fréquemment.

Il n’y a PAS de questions bêtes

Il insiste sur le fait qu’il n’y a pas de mauvaise question ou de question bête. Et que c’est le rôle des soignant.e.s de chercher à y répondre le mieux possible. Enfin, les différents chapitres sont aussi l’occasion de remettre en cause pas mal d’idées reçues ou de croyances sans fondements scientifiques.

Quelques questions posées dans ce livre

Voici quelques exemples de questions que vous trouverez dans ce livre (et des embryons de réponses pour vous donner l’envie d’en savoir plus…) :

A quoi ressemble un sexe féminin « normal » ? Réponse, à rien ! Car il n’y a pas de normes dans ce domaine…

Peut-on enlever son stérilet seule ? Oui, n’oubliez pas de bien vous laver les mains avant de le faire !

Est-il possible d’être examinée dans d’autres positions gynécologiques si on n’est pas à l’aise dans celle qui est proposée… ou imposée ? Eh oui !

Un bébé naît-il forcément – et définitivement – fille ou garçon ? Non.

Doit-on faire vacciner sa fille contre le HPV ? Non concernant ce vaccin, car l’auteur se positionne comme pro-vaccination par ailleurs.

Les méthodes contraceptives « naturelles » sont elles une bonne option ? Oui, plus d’infos dans le chapitre concerné…

Etre enceinte rend t il fragile ?… Vous en pensez-quoi vous ???

… Et encore un grand nombre d’autres points sont abordés…

Le chapitre de conclusion s’intitule : « En finir avec les clichés », je vous laisse le découvrir : ça fait du bien !!!

La biomédecine

Martin Winckler pratique ce qu’il nomme la biomédecine, fondée sur des connaissances scientifiques dans différents domaines du vivant. Il explique qu’il n’est pas compétent dans d’autres type de soins complémentaires (homéo, acupuncture etc) et que donc il reste dans le cadre énnoncé (et il a le grand mérite de clarifier ce cadre). Effectivement, avec mon regard de naturo, je ne le rejoins pas sur toutes ses conclusions (comme pex son affirmation négative et trop hâtive sur les probiotiques, ou encore l’elliptique « non démontré scientifiquement » parfois utilisé de manière un peu trop rapide à mon goût et qui suffit à clôre une question…). Ces quelques points mériteraient sans doute des discussions, mais ce n’est pas le propos du livre.

Définir la juste posture de soin

Autant que de contenu techniques, Martin Winckler questionne abondamment la posture de soignant.e. Soigner c’est écouter et accompagner au mieux des personnes en souffrance. C’est considérer que toute personne est capable de choisir ce qui est bon pour elle, si on lui donne en transparence les éléments de réflexions et si on lui laisse le temps de l’écoute. Ce n’est surtout pas prendre le pouvoir sur elles en leur imposant des soins ou des gestes qu’elles ne souhaitent pas. Ce n’est pas savoir ce qui est le mieux pour une personne, à sa place.

Lisez- ce livre!

En préparant cette présentation, en me replongeant dans le livre, j’avais envie de recopier tout un tas d’extraits. Le mieux est que vous lisiez l’intégralité par vous-même, d’une traite ou par petits bouts, comme je l’ai fait, dans un peu tous les sens.

Ce livre est un baume autant qu’une mine d’informations utiles.

La voix de Martin Winckler tranche dans le paysage du soin, elle revigore. C’est une ode à l’écoute, à la bienveillance, à la tolérance tout autant qu’à la rigueur.

Encore merci pour ce livre au ton si juste et à la grande douceur.

Peut-on prendre des médicaments pendant un jeûne ?

La réponse est : jamais sans l’avis de votre médecin.

Je reçois régulièrement des retours de personnes qui se lancent dans l’aventure du jeûne, tout en continuant à prendre des médicaments et sans avoir consulté leur médecin au préalable. Ce n’est pas une bonne idée. Il faut savoir que la prise de certains médicaments est une contre-indication au jeûne.

L’art de la synthèse, ça s’apprend…

Un médicament est un ensemble de molécules de synthèse destinées à avoir une action sur votre organisme en réponse à un problème. Ce n’est pas neutre ni anodin, c’est d’ailleurs pour ça que ça marche. Lorsque vous jeûnez, votre métabolisme est modifié. Or, vous n’êtes pas compétent.e pour savoir ce qui va se passer si vous jeûnez en prenant un ou des médicaments. Seuls les professionnels, médecin ou pharmacien, le sont.

Le jeûne change notre métabolisme et donc l’assimilation des médicaments

Il y a des médicaments qui se prennent en mangeant pour être mieux assimilés ou pour ne pas abîmer les muqueuses digestives. La posologie du médicament aussi peut-être changée par le jeûne : il est possible que les doses soient diminuées ou que le nombre de prises change. Seul votre médecin est compétent pour faire ce choix. Vous ne pouvez pas non plus décider par vous même d’arrêter la prise d’un médicament. Car certains médicaments s’arrêtent progressivement, d’autres ne fonctionnent que lorsqu’ils sont pris en continu…

C’est pourquoi il est essentiel de prendre l’avis de votre médecin avant de vous lancer dans un jeûne.

Le médicament agit sur vous… et c’est pour ça que vous le prenez !

J’insiste car je constate que bien souvent il y a une familiarité avec le ou les médicaments que l’on prend de manière chronique. On y est habitué.e et on perd la conscience du fait que le médicament agit. Alors même que, bien entendu, c’est parce qu’il agit qu’on le prend. On oublie également que notre foie et nos reins sont impliqués dans l’élimination de toutes les molécules de synthèse. Et donc très sollicités au XXIeme siècle. Les effets secondaires du jeûne peuvent être fort désagréables si vos organes d’élimination sont très chargés.

Un choix paradoxal

Donc, il est important de prendre conscience du fait que vous prenez des risques pour votre santé si vous vous lancez dans un jeûne sans avoir pris l’avis de votre médecin alors que vous prenez un ou des médicaments. Et c’est pour le moins paradoxal puisque vous faites sans doute le choix de jeûner pour améliorer votre état de santé.

Puis-je faire une détox si je prends des médicaments ?

Si vous ressentez le besoin de faire une détox alors que vous prenez des médicaments, il y a de nombreuses autres possibilités que le jeûne. Vous pouvez faire une monodiète ou une cure végétale (légumes, fruits et éventuellement céréales sans gluten pendant quelques jours). Vous pouvez mettre l’accent sur la qualité de votre sommeil (éh oui ! Notre corps élimine pendant la nuit à condition de dormir suffisamment en quantité et en qualité). Vous pouvez aller suer au hammam ou au sauna. Ou bien vous remettre au sport (en douceur si vous en avez perdu l’habitude). Ou encore agir sur les questions émotionnelles qui peuvent également bloquer le fonctionnement harmonieux de nos éliminations…

Soyons créatif.ve !

Bref, de nombreuses pistes existent : dans le domaine de notre santé également, laissons fleurir la diversité !

Rebellez-vous !

 Marie Laguerre et Laurène Daycard, éd L’iconoclaste, 2020

Le harcèlement de rue et les violences font partie du quotidien des femmes, ce jour là, j’ai dit non

Marie Laguerre est une jeune femme de 23 ans. Fraîchement débarquée de sa province natale à Paris, elle ne cesse d’essuyer des commentaires masculins divers et variés tout au long de la journée. Sifflements, bruits de bouche, phrases soi disant flatteuses ou tentatives d’entrer en contact ponctuent trop souvent ses sorties dans la rue. Un jour, elle répond du tac au tac : « Ta gueule !». L’homme fait demi tour et vient la frapper au visage.

Se taire…

Car dans le petit jeu soi-disant innocent de la drague de rue, la femme n’a pas à répliquer. Le rôle attendu est d’accueillir sans broncher, voire de se réjouir que l’on s’intéresse à elle et qu’on l’honore d’un bruit de bouche visqueux. Dans ce livre intelligent, Marie Laguerre démonte patiemment les implications et les implicites de ces interactions en apparence anodines, dans lesquelles baignent les femmes dans les espaces publics.

Son histoire

Ce livre est avant tout sensible, la première partie du livre est très personnelle. Marie Laguerre expose la situation, remonte la chronologie des faits. Elle explique comment elle en est arrivée à répondre à cet inconnu : l’usure et l’écœurement qu’ont provoqué chez elle la répétition incessante des commentaires de rue. La violence dont elle a été victime a été filmée par une caméra de vidéo surveillance. Elle a récupéré le film et l’a posté sur son site. La vidéo a tout de suite fait le tour des réseaux sociaux avec un grand succès. Ce qui a attiré les médias.

Répliquer!

Marie Laguerre a alors été prise dans un tourbillon de communication. Elle a joué le jeu, un jeu épuisant et dangereux nerveusement, avec l’intention de sensibiliser et de faire bouger les rapports de force. Elle a choisi de profiter de cette brèche pour dénoncer ce qui vivent encore trop de femmes : inégalités, victimes de sexisme, victimes de violence et d’agressions sexuelles. Elle appelle courageusement à sortir de la honte et du silence et à passer à l’action.

Manifeste contre les violences faites aux femmes

Ce qu’elle fait dans la deuxième partie du livre qui est un manifeste : « Mon histoire individuelle est aussi une affaire collective. (…) Nous sommes trop nombreuses à avoir connu cette peur qui nous colle parfois au ventre dans l’espace public. Un regard insistant le soir. Un inconnu qui nous susurre « charmante » à l’oreille. Un homme qui tente de s’infiltrer à notre suite dans notre hall d’immeuble alors que nous rentrons seule. (…). Cette insécurité n’est pas une fatalité. Ce jour-là, j’ai redressé la tête. J’ai décidé de ne plus être traitée comme un objet. Depuis, je n’ai cessé d’essayer de rendre utile le coup de poing que j’ai reçu. J’ai voulu que mon histoire serve aux autres. » pp140-141.

Blogueuses féministes

Pour pouvoir mettre en mots son histoire, Marie Laguerre s’informe et se forme notamment auprès de blogueuses féministes. Sur ces sites, elle trouve de précieuses ressources en terme de réconfort, mais également d’idées et de pistes d’action.

Ne plus se laisser faire!

Ce qu’elle présente dans la troisième partie du livre, manuel de la rébellion, coécrit avec Laurène Daycard. Elles font ici un tour exhaustif des possibilités de réponses et d’actions. Pour les personnes victimes de violences, mais également, en prévention pour ne plus avoir à en subir. Les pistes sont nombreuses.

De nombreuses ressources existent

La dernière partie du livre fait le point sur les ressources possibles : numéro d’urgence, livres, sites etc. Cette partie est précieuse, de nombreux points d’appui existent, souvent trop peu connus.

Violences faites aux femmes et problèmes de santé

Ce livre est très touchant. J’ai choisi de le présenter ici même si ce livre ne traite pas directement de santé. Mais on sait que de nombreuses femmes sont brisées, traumatisées, par toutes ces violences qu’elles portent dans leurs chairs et qui les fragilisent, les rendent malades, voire les détruisent. D’ailleurs l’auteure témoigne du fait qu’à divers moments de ce parcours de rébellion elle a été très mal : insomnies, difficultés à manger, épuisement… Car bien que recevant de nombreux témoignages de soutien, cette mise à nue et cet engagement lui ont valu également beaucoup d’insultes et de harcèlement. Un livre à lire et à offrir à vos adolescents et adolescentes.

Vous pouvez aussi réécouter ICI l’émission de santé au naturel sur le wendo, pratique d’auto-défense féminine.

Ma bible de la naturopathie – Spéciale alimentation végétale crue

Sarah Juhasz éditions Leduc.s Pratique

Qu’est-ce que la naturopathie ?

Il y a au moins deux livres en un dans cette nouvelle « bible ». Une première partie qui expose ce qu’est la naturopathie : son origine, ses principes de base, son champ d’application et les outils qu’elle utilise. Comme l’auteure l’explique, la naturopathie est souvent identifiée à la phytothérapie, le soin par les plantes. Or la naturopathie est une technique de soin holistique, c’est-à-dire qu’elle s’intéresse aux différentes dimensions de la vie d’une personne. L’équilibre est recherché à tous les niveaux grâce à des changements dans nos pratiques, au quotidien. On privilégie avant tout des ajustements du mode de vie qui visent à équilibrer la qualité du sommeil, l’alternance de temps de repos et d’activité, la recherche d’un bien-être émotionnel, certaines techniques de respiration… et bien sûr également des propositions de changements dans notre alimentation. L’utilisation des plantes ou de compléments alimentaires est fréquente, mais cela vient toujours dans un second temps. Sarah Juhasz reprend et fait des propositions en lien avec tous ces différents points.

L’alimentation crue et vivante

Néanmoins le focus est mis sur l’alimentation puisqu’il s’agit d’un livre qui traite des bienfaits santé de l’alimentation crue. C’est la deuxième partie du livre dans laquelle on découvre comment ajouter de plus en plus de cru dans son alimentation, de manière joyeuse et conviviale. En effet, manger des aliments crus, peu cuits, lactofermentés ou déshydratés n’est pas une punition que vous vous infligez.

Faites-vous plaisir !

Le plaisir de manger est honoré comme l’illustre de nombreuses recettes bien appétissantes que vous trouverez en fin de livre. Bien sûr augmenter sa consommation de cru doit se faire très progressivement. Il est essentiel d’être à l’écoute de soi et de ses processus digestifs afin d’intégrer étape après étape un peu plus d’aliments crus. Si vous ballonnez toute la journée et que votre ventre est douloureux c’est le signe que vous avez mangé trop de cru relativement à vos capacités digestives du moment. Diminuez les quantités et écoutez-vous ! Tout ceci est expliqué en détails pour vous aider à réformer votre alimentation dans le respect de vous-même !

Comment passer à une alimentation crue?

Chaque étape de cette transition est expliqué clairement et abordé de manière concrète et pratico-pratique : quel matériel utiliser ? Quels sont les ingrédients de base à toujours avoir dans vos placards ? Comment faire ses graines germées ? Ses aliments lacto-fermentés ? À quoi sert un déshydrateur ? Comment consommer les algues ?…

La densité nutritionnelle

Énormément d’info nutritionnelles sont également transmises qui permettent de choisir des aliments à haute densité nutritionnelle (le contraire des calories vides de la nourriture industrielle). Cette densité nutritionnelle est une des clés fondamentale nécessaire à un bon état de santé global.

3 programmes santé, accompagnés pas à pas…

Pour finir, 3 programmes complets de remise en santé sont proposés : un programme anti-stress, un programme détox et un programme vitalité de l’enfant.

Ces programmes sont proposés pour une semaine et vous pouvez les reconduire à volonté. Ils comprennent des menus avec leurs recettes, mais également des propositions riches et variées de techniques salutaires : cohérence cardiaque, brossage à sec pour stimuler les systèmes lymphatiques et circulatoires, des massages, des exercices et des cures diverses et variées. Toutes ces techniques sont expliquées en détails.

Un foisonnement de conseils santé !

J’aime beaucoup ce livre qui est une mine d’informations et de conseils. Chaque fois que je l’ouvre je découvre de nouvelles idées et techniques, toujours expliquées de manière claire. Ce foisonnement de propositions le rend intéressant pour tous.te puisque l’on peut y puiser à son rythme des pratiques adaptées à nos besoins du moment.

Merci !

Les bienfaits du jeûne préventif : une conférence pour tout comprendre

Aux mois d’août et septembre 2020, Marion Henry et Roman Graf animeront à plusieurs reprises une conférence, intitulée « Les bienfaits du jeûne préventif ». Son objectif : expliquer simplement tout l’intérêt d’un jeûne dans une routine de santé. En quoi jeûner est-il bon pour la santé ? Comment ça fonctionne physiologiquement ? Quels types de jeûnes existent ? À quel rythme jeûner ?  Vous aurez loisir de poser vos questions et de mieux comprendre comment mettre en place un jeûne dans votre chemin d’autonomie-santé. La conférence sera donnée à l’occasion des différents salons bien-être qui auront lieu dans la région de Forcalquier et Manosque :

Salon bien-être Harmonisation de Gaïa en août

Les samedi 28 et dimanche 29 août, à Forcalquier, au couvent des Cordeliers, se tiendra le salon bien-être Harmonisation de Gaïa.
La conférence de Marion Henry et Roman Graf,  « Les bienfaits du jeûne préventif », aura lieu le dimanche 29 août à 14h. Durée : 1h30.

Salon bien-être de Manosque en septembre

Les samedi 12 et dimanche 13 septembre, la même conférence aura lieu au salon bien-être à Manosque, à la salle Osco Manosco à 13h15. Nous serons ensuite présents sur le stand de l’association « Art(s) de vivre ».

Samedi 26 septembre à Forcalquier au couvent des Cordeliers

Nous serons également présents le 26 septembre, à 11 h au jardin du couvent des Cordeliers à Forcalquier, dans le cadre de la Fête des possibles, organisée par Le Collectif 04 Transition Citoyenne. L’intitulé de la conférence sera « Le jeûne, une technique de prévention santé… économique ».
Attention : les dates des différents Salons ont été déjà plusieurs fois modifiées en raison du Covid. Elles sont encore susceptibles de changer en fonction des directives sanitaires. Vérifiez sur les sites des organisateurs, en suivant les liens, que les dates sont bien maintenues.

Comment équilibrer son état de santé pour faire face aux virus?

Le jeudi 18 juin à 9h30, j’animerai une conférence/atelier au centre social du Plan d’Aou, à Marseille.

Je vais retrouver avec plaisir cet espace qui a à chaque fois permis des échanges riches et animés.

En lien avec la période spéciale que nous traversons et qui suscite de nombreuses questions, j’aborderai le thème de l’immunité. On oublie un peu trop souvent que notre état de santé dépend de la vigueur de notre système de défense.

Ce système de défense peut être optimisé par la qualité de notre alimentation et l’équilibre de notre mode de vie. Nous verrons quelques techniques clés à mettre en place au quotidien pour renforcer son état de santé, ainsi que l’alimentation à adopter.

Et bien sûr quelques plantes et nutriments qui soutiennent l’immunité.

Ma bible du jeûne

Le jeûne : pour qui, pour quoi, quand, comment et avec qui ? Vous saurez tout après lecture de Ma bible du jeûne. Mon avis sur le livre Ma bible du jeûne, de Thierry Thomas et Dr Sarah Merran, aux éditions Leduc.s Pratique.

Une sacrée collection !

Décidément, j’aime vraiment beaucoup cette collection « Ma bible de… » aux éditions Leduc.s. Ce sont en général des livres très complets, riches en explications accessibles. Ils allient un bon niveau d’informations théoriques avec le souci constant de permettre leur mise en œuvre. Ils se donnent l’espace d’aller à fond dans un sujet, tout en restant synthétiques. La mise en page soignée permet de faire le choix de creuser, ou pas, tel ou tel thème connexe à celui traité.

L’alliance de la théorie et la pratique…

Cette bible du jeûne ne fait pas exception. Dans ce livre, vous trouverez toutes les informations théoriques que vous pouvez souhaiter sur la question du jeûne et les manières concrètes de s’y mettre. Un point important est également proposé sur la préparation au jeûne, comme les questions de la descente alimentaire et de la purge qui sont bien sûr abordées (tout comme ici d’ailleurs)

Jeûner oui, mais après évaluation de votre état de santé

Mais ce qui est plutôt original c’est qu’il y a toute une partie qui propose des bilans et questionnaires de santé qui vous permettent de savoir si vous avez besoin de passer par des étapes intermédiaires avant de jeûner. Le Dr Merran insiste beaucoup sur le fait que pour pouvoir cesser de manger il faut avoir un bon équilibre alimentaire au préalable. En effet, pour que le temps de jeûne se passe au mieux il est important de ne pas avoir de carences en vitamines et minéraux. Mais ce sont aussi nos organes d’élimination qui doivent bien fonctionner et donc qu’ils ne soient pas surchargés de toxiques. Des repères sont proposés pour que chacun.e puisse évaluer son niveau d’intoxication et ses stocks de nutriments. En fonction d’où l’on se situe, le Dr Merran conseille de passer par des réformes alimentaires ou par des temps de jeûnes intermittents (plus d’infos ici ) afin de démarrer une détox en douceur.

Le jeûne peut être thérapeutique, mais pas au pays des Lumières

De plus, comme la partie sur les mécanismes physiologiques du jeûne et ses effets sur la santé est écrite par un médecin, elle a le droit de parler de l’impact favorable que le jeûne peut avoir sur un certain nombre de pathologies. Ce point est assez rare dans les livres sur le jeûne en France car il n’a pas encore de place dans le paysage médical. Le jeûne est identifié comme une technique de prévention santé, en aucun cas comme une possibilité curative. Ceci est différent dans d’autres pays, notamment en Suisse et en Allemagne. Mais un peu comme le nuage de Tchernobyl, les vertus du jeûne thérapeutique s’arrêtent à nos frontières.

Il n’y a pas un jeûne, mais des jeûnes

Le Dr Merran fait aussi le tour des différents types de jeûne car il existe des tendances et des écoles diverses et variées. Dans certains courants, il est indispensable de faire de l’exercice en jeûne, pour d’autre au contraire, il faut se reposer au maximum. Selon certain, un jeûne qui n’est pas uniquement accompagné d’eau (jeûne hydrique) n’est pas un vrai jeûne. Pour d’autres, on peut intégrer un certain nombre de calories pendant le temps de jeûne sans que ça en altère les bienfaits. Elle présente enfin des techniques qui ont des effets santé proche du jeûne, tout en mangeant, comme les monodiètes ou le régime cétogène. La diversité des propositions fait que chacun.e peut s’approcher d’un jeûne long à son rythme et dans la douceur. Ou choisir de ne pas jeûner mais intégrer d’autres techniques santé qui présentent les mêmes avantages.

Le jeûne, un lumineux effort…

Enfin, la dernière partie du livre, concerne la mise en œuvre pratico-pratique d’un jeûne. Et là encore c’est pensé de manière originale puisqu’on accède au témoignage de Thierry Thomas via le journal de bord qu’il a tenu lors de son premier jeûne long. Ce récit détaillé et sensible crée de la connivence avec le lecteur ou la lectrice et est suffisamment réaliste pour que l’on puisse se dire « ah ben tiens alors, pourquoi pas moi ?! ». Le texte est assez brut, il ne cache pas les difficultés qu’il peut y avoir à mettre un jeûne en œuvre. Cet aspect m’a bien plu, jeûner nécessite en effet la plupart du temps un sacré effort, que l’on choisit de faire car on a des motivations pour cela. Mais jeûner n’est pas en soi une partie de plaisir. Ce qui n’empêche pas de passer de bons moments en jeûne, voire même de se sentir parfaitement bien dans certaines phases.

et en sécurité…

En tout cas ce livre nous donne les moyens d’éprouver le jeûne (et d’autres techniques connexes) en toute sécurité. Y a plus qu’à!

Jeûner 3 jours : les bienfaits détox d’un jeûne court

 

Pour certaines personnes, jeûner est une routine santé physiologique qui permet de rééquilibrer le métabolisme naturellement. Il est important de bien comprendre la différence entre une cure de détox et un jeûne court, afin de trouver un rythme de prévention santé adaptée à son propre fonctionnement. Le jeûne de 3 jours permet de mettre beaucoup de douceur et d’écoute dans votre programme bien-être. Quel est la spécificité des jeûnes courts ? Comment ça se passe dans votre corps ? Quelle différence avec le jeûne intermittent ? Quel programme de jeûne mettre en place et à quel rythme jeûner ? Marion Henry, naturopathe à Forcalquier et accompagnante de séjours de jeûne, nous donne son avis éclairé sur les jeûnes de 3 jours, les cures de détox et le jeûne intermittent.

 

Quel est l’intérêt d’un jeune de 3 jours ?

 

L’intérêt d’un jeûne court est d’entrer en douceur dans les bénéfices du jeûne. Il est plus flexible et plus simple à mettre en place qu’un jeûne long : moins de temps à prévoir pour la descente alimentaire ainsi que la remontée alimentaire. Comptez en tout 9 jours pour un effet détox et dynamisant.

 

C’est quoi un jeûne court ?

 

Le jeûne de 3 jours rentre dans la catégorie des jeûnes courts. Ce type de jeûnes peut durer entre 1 et 3 jours et être pratiqué plus régulièrement car les contraintes de préparation et de disponibilité sont réduites. Un jeûne court est un excellent entraînement à des jeûnes plus longs. La frontière est mince entre un jeûne court de quelques jours et des jeûnes intermittents de 24h, 36h ou 48h, dans les deux cas, on retrouve l’intérêt de progresser en douceur dans l’exploration de jeûnes plus long au rythme de son propre organisme.

 

A quel rythme pratiquer les jeûnes de 3 jours ?

 

Les jeûnes courts peuvent être pratiqués en entretien régulier, une fois par mois, aux changements de saisons ou dès que vous en ressentez le besoin. Dans les rythmes de jeûne préventif habituellement proposés par les experts du jeûne, on préconise un ou deux jeûnes longs (5 à 7 jours) par an, intercalés avec des jeûnes courts aux intersaisons. Il est également possible d’associer ces périodes à un jeûne intermittent régulier, à condition de respecter les grands équilibres alimentaires.

 

Que se passe-t-il dans le corps pendant un jeûne de 3 jours ?

 

Au niveau physiologique, dès qu’on arrête de manger, le corps utilise dans un premier temps le glucose stocké sous forme de glycogène dans le foie et dans les muscles. L’utilisation du glucose est la source principale de production d’énergie du corps mais cette réserve de glycogène est en moyenne de 3 jours.

Dans le processus du jeûne, on va commencer à produire des corps cétoniques au fur et à mesure que le stock de glycogène diminue. Ce phénomène est analogue à ce qui se passe la nuit dans le jeûne nocturne : c’est donc un processus naturel et physiologique. La diminution du stock de glycogène active le second système de production physiologique d’énergie : la cétose (qui est la production de corps cétoniques). Les corps cétoniques sont fabriqués sur la base du gras contenu partout dans le corps, même si l’on est très mince.

Le corps est donc une forme de moteur hybride, composé de deux systèmes de production d’énergie. Le passage d’un système de production d’énergie à l’autre est normalement assez fluide, mais le mode alimentaire de notre époque (souvent pléthorique et hyper-glucidique) réduit les occasions de ce passage d’un mode à l’autre. Les jeûnes courts permettent à ce système de se remettre en mouvement et de retrouver de la souplesse.

 

Quelle est la différence entre un jeûne court et une cure de détox ?

 

Dans un jeûne de trois jours, il y a un effet détox mais également les bénéfices propres au jeûne. Le corps est en repos digestif, il en profite donc pour sortir les poubelles. L’énergie qui n’est pas utilisée pour la digestion est mise à profit pour activer des processus de réparation. Ces jeûnes courts permettent souvent de retrouver un bon niveau d’énergie. Ce regain d’énergie est ressenti de manière variable selon les personnes : parfois pendant le temps du jeune et parfois plutôt après la cure.

 

La différence avec une cure détox, c’est qu’avec un jeûne simple, on laisse les processus naturels du corps se faire à leur rythme. Dans une cure de détox, on utilise en général des plantes pour booster le foie ou les intestins, pour drainer, pour forcer l’élimination. Les capacités individuelles sont plus fortement sollicitées, ce qui prend de l’énergie au corps et peut induire de la fatigue.

Dans un jeûne court, chaque corps procède à un nettoyage personnalisé en fonction des ses rythmes. Les possibilités individuelles sont davantage respectées, et il se passe ce que chaque corps peut vivre, pas plus.

 

Programme d’un jeûne de 3 jours : les conseils de la naturopathe

 

On peut se lancer dans un jeûne de 3 jours après un excès alimentaire ou une impression de saturation du corps. Cette technique est sans danger (à condition que l’on ne fasse pas partie de la catégorie de personnes pour lesquelles les jeûnes sont contre-indiqués) et souple d’utilisation. Dans l’idéal, on peut programmer 3 jours de descente, une purge, 3 jours de jeûne et 3 jours de remontée alimentaire, selon le même programme qu’un jeûne long. Mais le jeûne court est passe-partout : on peut décider de jeûner du jour au lendemain. Vous pouvez instinctivement commencer par louper un ou deux repas, puis choisir de ne rien manger pendant 3 jours ou revenir à une alimentation équilibrée sans jeûner.

 

Comment faire la descente alimentaire pour un jeûne court ?

 

Pour faire un jeûne court, c’est exactement le même principe que pour un jeûne de 7 jours. La descente est de la même durée que le temps de jeûne, soit 3 jours de descente alimentaire pour 3 jours de jeûne.

 

Que manger après un jeûne de 3 jours ?

 

Comme pour un jeûne long, la réintroduction des aliments se fait progressivement, pour plus de précisions consultez notre article précédemment cité. Il est conseillé de réintroduire les aliments les plus intoxicants à la fin, soit de ne pas les réintroduire du tout.

 

Le jeûne de 3 jours : un tremplin vers une alimentation plus saine ?

 

La remontée alimentaire d’un jeûne court peut être l’occasion d’améliorer sa façon de manger. Il est possible de ne pas réintroduire certains aliments toxiques ou d’en profiter pour alléger des addictions (alcool, café, sucre, viande rouge, gluten, etc). Un jeûne de 3 jours devient alors un sas qui permet de rentrer dans un autre type de cure. Ce passage n’est pas seulement symbolique, car pour la plupart des addictions, le manque physique passe effectivement en 3 jours. Ne rien manger pendant 3 jours, ce n’est pas rien : ce temps de jeûne peut paraître long, et permettre une véritable rupture avec des routines alimentaires gênantes. Il est courant que des jeûneurs cessent de consommer certains de ces aliments de manière plus ou moins définitive après un simple jeûne de 3 jours.

 

Que signifie une perte de poids après 3 jours sans manger ?

 

Il est courant de perdre du poids après un jeûne. Pourtant, arrêter de manger quelques jours n’est pas la solution idéale pour maigrir : pourquoi ?

Dans les jeûnes courts, la perte de poids est liée à la perte d’eau, car on boit et on urine beaucoup : le corps draine de cette manière les toxiques retenus dans le corps. Par ailleurs, une partie du gras est converti en corps cétoniques. Mais en 3 jours, le corps reste encore majoritairement dans le système du glucose, tous les excès de gras ne s’épuisent pas, loin de là.

L’intérêt majeur du jeûne court, c’est cet entraînement à passer du système glucose au système cétose, dont nous avons déjà parlé. À notre époque ce système est perturbé par la sur-alimentation, notamment de glucides. Souvent ce qui fait prendre du poids, c’est l’excès de consommation de glucides rapides, ainsi que la production d’insuline, à chaque fois qu’on mange du glucose. Cette production d’insuline fait stocker du gras. En jeûnant, au bout de plusieurs cures de courte durée, notre corps prend l’habitude, petit à petit, de réguler sa production d’insuline et ainsi de rééquilibrer son appétit féroce de glucides rapides et de mieux utiliser les graisses stockées.

Très souvent également, dans la prise de poids, il y a un déséquilibre hormonal. Là aussi, le jeûne peut amener de l’équilibre dans le jeu hormonal.

 

Des jeûnes courts réguliers ont-ils un effet yoyo sur la prise et la perte de poids ?

 

En effet certaines personnes vont reprendre du poids après un jeûne, et parfois plus que ce qu’elles ont perdu suite au jeûne court. C’est le signe de mauvaises habitudes alimentaires ou que le métabolisme est perturbé à la base ou encore d’une typologie physiologique particulière. Si les rondeurs sont souvent mises à mal par les canons esthétiques de notre époque, un léger sur-poids n’est pas forcément le signe d’une mauvais hygiène de vie. Apprendre à respecter sa propre physiologie et être en accord avec soi même, c’est important dans une démarche de rééquilibrage alimentaire. Pour les personnes qui ont vraiment un souci autour de leur poids et qui souhaitent maigrir, la meilleure technique de jeûne adaptée à la perte de poids est le jeûne intermittent.

La perte de poids ne saurait donc être l’objectif principal du jeûne. Le jeûne n’est pas un régime pour perdre du poids mais avant tout une technique de prévention santé.

 

Jeûne court ou jeûne intermittent : quel est le plus bénéfique ?

 

Bien que le jeûne de soit pas pour tout le monde le moyen le plus adapté pour maigrir, le jeûne intermittent est plus indiqué pour une perte de poids. Si l’on sait que l’on a tendance à stocker du gras, mieux vaut passer par des jeûnes intermittent où l’on va progressivement amener notre physiologie à accepter des temps de jeûne de plus en plus long.

Cette façon de jeûner est plus confortable et va éviter l’effet yoyo. Progressivement, jour après jour, une personne qui éprouve des difficultés à jeûner plus que 12 heures par nuit, vas pouvoir partir de cette base et rajouter des temps de jeûne d’une heure par jour, ou par semaine. L’intérêt du jeûne intermittent, c’est vraiment d’augmenter les temps de jeûne et d’arrêter de manger en étant confort. Le jeûne intermittent est une technique quotidienne d’entretien.

C’est en termes de détox que le jeûne court est le plus indiqué. Plus le temps de jeûne est long, plus la détoxification sera profonde. Mais il faut garder à l’esprit que le jeûne court reste contraignant et qu’il a des règles : on ne va pas en faire toutes les les semaines, même si une fois par mois est possible. Il sera très bénéfique pour la santé, à condition de respecter les équilibres alimentaires : on peut se carencer en jeûnant trop souvent si parallèlement notre mode alimentaire n’est pas équilibré.

 

Jeûner 3 jours est-il sans danger ?

 

Le processus du jeûne a des contre-indications importantes à respecter. Là encore, nous sommes dans une perspective de jeûne préventif pour rester en santé, qui s’adresse à des gens qui n’ont pas de pathologies avérée. Il s’agit donc d’être très prudent si vous avez des troubles d’ordre alimentaire. Dans certains cas, des personnes sont dans une recherche de pureté ou de purification corporelle qui peuvent être à l’origine de déclenchement de troubles plus sérieux, notamment chez les jeunes filles. Sauter plus qu’un repas peut générer des troubles alimentaires sur des personnes fragiles. Le jeûne reste une technique adaptée pour des adultes en bonne santé qui ont terminé leur processus de croissance.

En respectant les grand équilibres alimentaires, il est possible de profiter des bienfaits du jeûne. Si vous pensez être carencé avant de commencer un jeûne, il est préférable de d’abord améliorer ou diversifier son alimentation, ou de tenter un jeûne intermittent le temps d’installer une qualité alimentaire riche et diversifiée au quotidien.

En outre, il faut savoir avant de commencer un jeûne, que tout processus de privation alimentaire peut générer des moments de crise d’élimination, dont l’intensité est variable selon les personnes. Cet épisode de crise ne dure pas longtemps, 24h maximum. C’est un moment qui peut être très désagréable, avec des symptômes variés : douleurs qui se réveillent, nausées, vomissements, migraines, troubles du sommeil, sensations de mal être global. Cette crise d’élimination est bien le signe que le corps est chargé en toxines qu’il élimine. Si leur intensité n’est pas trop forte, il faut les laisser être et passer sans chercher à les réprimer : vous n’êtes pas malade et ne courez pas de dangers particulier. En cas de persistance des symptômes, reprenez l’alimentation. Si rien ne change, consultez un médecin : ce temps de jeûne a peut-être mis en évidence un déséquilibre de santé.

Le paradoxe des plantes

Les dangers cachés de l’alimentation « saine » à l’origine de maladies et de prise de poids

Dr Steven R Gudry éditions Quanto

Le paradoxe des plantes réside dans le fait que l’on a besoin de consommer toutes sortes de plantes pour vivre et que pourtant un certain nombre d’entre elles nous intoxiquent insidieusement. C’est du moins ce qu’affirme le Dr Gundry qui est cardiologue et chirurgien aux USA. Il dit opérer de moins en moins souvent car le réglage alimentaire qu’il a développé améliore ou résout de nombreux problèmes de santé. C’est ce qu’il présente dans ce livre qui est un petit pavé, très dense et extrêmement riche en informations de grande qualité. J’ai dévoré ce livre passionnant avec gloutonnerie…

En quoi consiste le réglage alimentaire qu’il propose ?

Ce régime consiste à limiter la consommation de lectines. Les lectines sont des protéines présentes dans une immense variété de végétaux, que ce soit des fruits, des légumes, des céréales ou des légumineuses. Le gluten par exemple est une lectine déjà rendu célèbre pour les troubles qu’il engendre. Or ces lectines créent de l’inflammation intestinale dans certaines conditions. Il se trouve que l’on sait maintenant très clairement comment les phénomènes d’inflammation intestinale sont à l’origine de très nombreux problèmes de santé, surtout s’ils se chronicisent.

Que nous explique le Dr Gundry ?

Un brin de botanique

Tout d’abord il fait un point de botanique : les graines qui sont dites nues, c’est-à-dire qui ne sont pas protégées par une coque dure, développent naturellement des toxines (ces fameuses lectines) qui ont pur but de les rendre impropres à la consommation. Car l’objectif d’une graine est avant tout la reproduction de l’espèce. Donc elle doit à tout prix éviter d’être mangée. Il se trouve que dans l’alimentation moderne on consomme un grand nombre de ces graines concentrées en toxines. C’est le cas par exemple des graines de la famille des solanacées tels que tomates, piments, aubergines. Je résume ici bien sûr, mais le Dr Gundry prend en considération un grand nombre de paramètres qui vont du degré de maturité du fruit à la récolte, en passant par les méthodes traditionnelles oubliées de préparation de certains aliments ou encore la mondialisation de nos moeurs alimentaires. Sa réflexion est vaste et étayée.

Un poil d’élevage

Puis il fait un point vétérinaire : l’alimentation dans les élevages modernes fait la part belle à aux grains ou aux farines d’aliments qui sont riches en lectines. Or ces lectines se retrouvent sous forme concentrées dans le gras ou la viande que l’on va ensuite consommer. Ce qui s’ajoute aux lectines végétales que l’on consomme directement.

Une once de pollution

Enfin, le Dr Gundry fait un point environnemental : nos intestins et nos immunités modernes sont fragilisés par toute sorte de pollutions : perturbateurs endocriniens, herbicides, produits ménagers, surcharge médicamenteuse, antibiothérapie etc. Ce contexte toxique érode nos capacités d’adaptation et nous rend hyper sensibles aux lectines.

Dans le sillon fertile des Dr Kousmine et Seignalet

J’ai beaucoup apprécié le fait que le Dr Gundry ait une réflexion sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Il me semble que les Dr Kousmine et Seignalet ont initié ce type d’analyses mais que cela faisait longtemps qu’un chercheur n’avait pas rassemblé autant d’informations en une telle synthèse. Et il n’en reste pas aux seuls constats analytiques, mais il fait également des propositions concrètes. C’est l’objet de la deuxième partie du livre, ce qu’il nomme le PPP, le Plan du Paradoxe des Plantes.

Le Plan du Paradoxe des Plantes

Il s’agit d’un réglage alimentaire en 3 phases. Avec une première phase dite de nettoyage de trois jours, suivie par une deuxième phase qui dure quelques semaines (variables selon les personnes) et enfin la troisième phase qui consiste à intégrer ce mode alimentaire au long cours.

Un réglage alimentaire en 3 phases

Je ne vais pas entrer ici dans les détails de ce réglage. Le Dr Gundry a établi une liste d’aliments qu’il nomme autorisés et d’autres à limiter ou supprimer selon la phase dans laquelle on se trouve. La manière dont il présente les 3 phases et leur contenu est très concrète et précise. Ce livre donne suffisamment d’explications pour que chacun.e puisse mettre en application par soi-même ces 3 phases. Il accompagne chaque étape pas à pas.

Et pleins d’autres conseils

Le jeûne intermittent, l’attention aux index glycémiques et à la qualité des huiles et des protéines ont également une place importante dans son programme. Tout comme le fait d’adopter un mode de vie qui limite les polluants tels que les perturbateurs endocriniens.

Des aliments autorisés et d’autres interdits

Une liste des aliments autorisés ou à limiter est disponible en téléchargement gratuit sur le site des éditions Quanto. Enfin, dans la troisième partie du livre des recettes sont présentées qui permettent de se lancer facilement dans le PPP.

Un livre de recettes en complément

Si vous adoptez ce mode alimentaire, alors il sera intéressant d’investir dans le livre de recettes du Paradoxe des Plantes.

A qui est destiné ce réglage alimentaire ?

L’objectif principal de ce réglage est la cicatrisation de la muqueuse intestinale et la mise en équilibre du microbiote. Ce qui permet ensuite de mieux gérer l’environnement toxique dans lequel nous vivons tous à des degrés différents. Donc ce réglage est possible pour tous et toutes puisqu’il est sans carences et qu’il fonctionne aussi bien en prévention qu’en cas de maladie.

Des USA à l’Europe…

Le Dr Gundry insiste beaucoup sur le fait que ce réglage permet de perdre du poids facilement sans s’affamer. Dans ce livre, il se réfère beaucoup aux habitudes, aux besoins et aux problématiques des américains, puisqu’il exerce aux USA. Et l’obésité et ses comorbidités est un problème majeur qu’il aborde à de nombreuses reprises. Tout comme l’ensemble des maladies dites de civilisation, que le PPP permet de mettre en équilibre. Il s’agit de beaucoup de maladies auto-immunes (qui prennent toujours leur source dans l’intestin) mais aussi de diabète, de cancers etc.

Au secours! On ne sait plus quoi manger!!!!

En conclusion, je vous entend déjà vous exclamer : encore un nouveau réglage alimentaire, on ne sait plus comment manger ! C’est ce que j’entends souvent. Et ma réponse préférée est qu’il n’y a pas UNE vérité en matière d’alimentation, mais un contexte et des besoins individuels. Qui en plus évoluent également en fonction des phases de vie.

La diversité existe parce que nous sommes tous différents!

En tant que naturopathe, la diversité des propositions alimentaires est une richesse dans laquelle on peut puiser au gré des besoins ou des nécessités. Voilà donc encore une nouvelle piste qui mérite d’être expérimentée si vous avez des problèmes de santé que vous n’arrivez pas à surmonter ou tout simplement si vous souhaitez avoir plus d’énergie ou perdre du poids.

Coronavirus : une série d’émissions spéciales sur Radio Zinzine

Qu’est-ce que le coronavirus ? Comment renforcer son immunité face au coronavirus ? Quelles sont les propositions de l’homéopathie ? Pendant le confinement, malgré l’arrêt de nos consultations et l’annulation de deux sessions de séjours de jeûne, nous n’avons pas chaumé : face aux demandes récurrentes de beaucoup d’entre-vous, nous avons réalisé une série d’émissions Santé au Naturel pour mieux se préparer au virus et renforcer sa santé globale et son système immunitaire. Quatre entretiens avec un médecin homéopathe et une épidémiologiste.

Coronavirus : le point de vue d’un médecin homéopathe

Que peut faire l’homéopathie face au coronavirus ? Geneviève Gueymard, médecin homéopathe rappelle l’importance et la nécessité de respecter rigoureusement le confinement. Elle revient ensuite sur la gestion politique de la crise du coronavirus en pointant un certain nombre d’incohérences : absence de masques, absence de tests, etc.
Elle propose également des pistes de soins naturels à titre préventif, pour renforcer son immunité et nous parle  de l’apport de l’homéopathie en prévention ou en accompagnement du soin du coronavirus. Elle évoque les modes de vie et l’alimentation qui sont favorables à la santé.
Enfin, elle nous parle du travail gigantesque des homéopathes qui se coordonnent à l’échelle internationale pour trouver des remèdes pertinents. Et qui ouvrent des pistes fertiles dans des lieux de la planète où les soins de base font défaut. L’homéopathie a acquis ses lettres de noblesse en prouvant son efficacité dans des contextes épidémiques à la fin du XIXeme siècle. C’est une pratique de soin moderne, qui est portée par des médecins chercheurs à l’échelle internationale et qui ne s’endort pas sur ses lauriers. Chaque année de nouveaux remèdes sont trouvés et explorés. Il est temps qu’elle retrouve une juste place dans le paysage du soin. Et a fortiori quand la médecine dominante n’a que peu de remède à proposer.

Les trois émissions de Santé au naturel sur Radio Zinzine avec Geneviève Gueymard

N°61 Coronavirus : point de vue d’un médecin homéopathe (60 min) le 21 mars 2020

N°62 Coronavirus : les propositions de l’homéopathie (60 min) le 6 avril 2020

N°63 Coronavirus : renforcer son immunité (60 min) le 13 avril 2020

Les liens dont parle Geneviève Gueymard dans l’émission

Coronavirus : l’avis d’une épidémiologiste

Camille est médecin chercheur en épidémiologie. Elle est spécialisée dans les maladies infectieuses émergentes comme elle le présente en détails dans le Santé au naturel n°57. Elle fait ici le point sur les causes de la pandémie du coronavirus et notamment le lien entre désordres écologiques et émergence d’épidémies de plus en plus virulentes. Mais également sur son impact en termes social et sociétal. Une parole libre, éclairée et passionnante.

Comment faire un lavement intestinal ?

Le matériel : un kit de lavement

Il faut d’abord vous procurer un kit de lavement ou bock à lavement. Cela s’achète sur internet ou en pharmacie. Il existe deux modèles : un modèle avec un récipient en plastique dur et un en plastique souple. L’avantage du modèle en plastique dur est qu’il peut être posé sur un meuble, son inconvénient est qu’il prend de la place. Ce dernier point n’est pas pratique si vous souhaitez emmener votre bock en voyage (notamment pour se rendre à un stage de jeûne !). Je préfère les modèles en plastique souple, mais il faut disposer d’une attache en hauteur pour pouvoir le suspendre. Les kits de lavement sont dans tous les cas bons marché (entre dix et trente euros) et à mon sens cela fait partie des indispensables à avoir chez soi dans le cadre de la prévention santé et des pratiques d’autonomie. Il existe néanmoins des contre-indications que j’aborderai plus bas.

Qu’est-ce qu’on met dans le récipient à lavement ?

De l’eau… mais pas n’importe quelle eau !

De l’eau filtrée

En effet, il ne s’agit pas d’utiliser de l’eau chlorée, nos muqueuses n’aiment pas du tout ça ! Donc l’idéal c’est d’utiliser de l’eau filtrée, par exemple avec un système de filtres à osmose inverse. Éventuellement avec un système type carafe Britta. Cependant l’inconvénient de ce type de filtre est qu’ils ne ciblent pas énormément de toxiques (par contre c’est OK pour le chlore) et que lorsqu’ils sont saturés de polluants, ils ne filtrent plus rien. Or on ne dispose d’aucun moyen pour savoir s’ils sont saturés ou pas.

De l’eau bouillie puis tiédie

Faites bouillir la quantité d’eau que vous souhaitez utiliser (entre un demi et deux litres) et laissez la tiédir. Plongez votre doigt dans l’eau pour vérifier la température avant de démarrer le lavement. Soyez prudent.e, la muqueuse du rectum est fragile et sensible. Vous ne devez utiliser ni eau froide (qui peut créer un choc thermique) ni eau trop chaude (qui peut vous brûler). Le fait de faire bouillir l’eau, en plus d’éliminer un grand nombre de germes, permet de se débarrasser du chlore par évaporation.

De la tisane, du jus, de l’argile…

Vous pouvez aussi faire une tisane de plantes qui amèneront leurs vertus. La tisane de camomille est un classique, elle est anti-inflammatoire et apaisante de toutes les muqueuses. Il en va de même avec la tisane de fleurs ou de racine de mauve ou de feuilles de plantain. J’insiste : rappelez-vous bien de la faire tiédir avant de l’utiliser pour la douche intestinale. Il est possible également de diluer du jus d’herbe : jus d’herbe de blé ou jus d’herbe d’orge car la chlorophylle qu’ils contiennent sont des antiseptiques intestinaux. Vous pouvez aussi ajouter 3 à 4 cuillerées à soupe d’argile blanche pour un litre d’eau. L’argile amènera ses propriétés anti-toxiques, minéralisantes et cicatrisantes pour la muqueuse intestinale. Il existe aussi une recette de lavement au café qui a une action détox et antalgique. Enfin, vous pouvez aussi vous procurer des mélanges de plantes tout prêts à diluer dans les bocks à lavement (en boutique bio ou sur internet).

Comment s’installer pour un lavement ?

Vous devez poser ou accrocher le récipient en hauteur. Au minimum à un mètre du sol car l’eau va descendre grâce à la loi de la gravité. Veillez à ce qu’il soit bien fixé : il ne doit pas vous tomber dessus si vous bougez un peu lorsque vous pratiquez le lavement.

Vous pouvez vous installer au sol sur une ou des serviettes dans la pièce qui vous convient mais vous ne devez pas être loin de toilettes. Ou vous installer dans la douche ou la baignoire lorsque leurs dimensions le permettent.

Heures creuses…

Dans tous les cas, vous devez être au calme, pouvoir vous centrer sur vous et votre bien-être. Prendre le temps dont vous avez besoin. Vous ne devez pas démarrer un lavement dans la salle de bain à « l’heure de pointe » ! A l’heure où toute la famille veut prendre sa douche ou se brosser les dents… Si besoin, enfermez-vous pour ne pas être dérangé.e et choisissez le moment « heure creuse ».

De la chaleur…

La pièce dans laquelle vous allez faire votre lavement doit être chauffée si c’est en hiver. Vous pouvez mettre de la musique douce… Aménagez ce moment afin qu’ils soit confortable.

Dans quelle position ?

Celle qui vous convient le mieux ! Il y a plusieurs possibilités.

Vous pouvez être allongé.e sur le dos, genoux relevés, plantes des pieds posées au sol.

Ou encore vous installer à quatre pattes.

Mais aussi vous mettre sur le côté gauche ou le côté droit.

Dans la position qui vous convient, détendez-vous puis introduisez doucement la canule qui a été graissée ou huilée au préalable. Vous pouvez le faire sur une expiration, car l’expir facilite la détente.

Puis ouvrez le petit robinet et laissez couler l’eau tiède.

Pendant le lavement…

Si vous ressentez des spasmes ou des crampes intestinales, fermez le robinet ou pincez le tuyau pour que l’eau cesse de couler. Puis faites quelques respirations profondes, détendez-vous. Reprenez le lavement quand les spasmes sont passés. Et ainsi de suite jusqu’à vider le bock à lavement.

Prenez du temps pour le lavement. Plus les selles sont amollies et plus il sera efficace. L’idée n’est pas de vider le réservoir au plus vite. Cette pratique peut durer 20 minutes ou une demi heure. Vous pouvez procéder par étapes, laisser entrer un peu d’eau, faire une pause, puis en faire passer encore un peu etc.

Une fois le bock à lavement vide, tentez de garder le lavement quelques minutes (5 à 10 minutes), en pratiquant des respirations profondes. Vous pouvez également poser une bouillotte sur le ventre car la chaleur détend. Ou encore vous masser le ventre en douceur, dans le sens des aiguilles d’une montre. Et quand vous n’y tenez plus, allez évacuer le liquide dans les toilettes.

L’évacuation se fera en plusieurs fois. Donc ne vous éloignez pas trop des toilettes dans l’ heure, voire même les deux heures, qui suivront cette douche intestinale.

Des phases intermédiaires…

Si le rectum ou l’intestin sont très encombrés (en cas de constipation par exemple), il se peut que vous ayez besoin d’évacuer les liquides avant d’avoir terminé le contenu du bock. Essayez autant que possible de conserver le lavement quelques minutes, cela permet d’amollir en partie les selles. Puis vous allez sur les toilettes pour éliminer ce qui doit l’être. Mais si vous n’y tenez plus, faites une première évacuation, y compris si elle se produit peu de temps après avoir commencé le lavement.

Vous pouvez ensuite au choix reprendre le lavement pour finir le bock (et une fois passée la première évacuation ce sera plus facile) ou en rester là pour cette fois.

A quelle fréquence faire un lavement intestinal ?

Sur ce sujet, le débat est loin d’être clos. Il y a les anti (y compris dans les soins naturels) qui considèrent que cela déséquilibre la muqueuse intestinale et notamment que ça la distend ce qui ralentirait le transit. Pour ceux-là, le lavement n’est jamais recommandé. Et puis d’autres praticiens qui considèrent que cela fait partie de l’hygiène intestinale de base et qu’il faut faire un lavement par semaine par exemple. Ou des séries de lavements quotidiens par périodes. Cela me semble trop. A mon sens, les lavements sont intéressants dans des contextes précis comme les protocoles de détox et les temps de jeûne. Ou lorsque l’on a un déséquilibre de santé qui concerne soit l’intestin soit les muqueuses de la sphère ORL. Je ne recommande jamais les lavements au quotidien car c’est une pratique qui sollicite la force vitale. Elle peut donc induire de la fatigue.

Une fois de plus, personne d’autre que vous-même n’est mieux placé pour estimer votre besoin. Cela passera par l’observation de vos ressentis.

Ou ne pas en faire ?

Vous pouvez aussi ne pas du tout être attiré.e par cette pratique, voire même être répugné.e ou anxieux.se. Dans ce cas ne vous forcez pas, ne vous contraignez jamais, il existe d’autre moyens de drainer l’intestin (comme la purge au chlorure de magnesium ou au nigari). Il y a d’ailleurs des contre-indications strictes et variées au lavement intestinal. Il est important d’en prendre connaissance avant de pratiquer.

Les contre indications au lavement intestinal

Les hémorroïdes en phase aiguë, les tumeurs (anus ou rectum), les fissures et fistules anales.

Si vous avez subi une opération de l’intestin ou si vous avez un diagnostic de maladie sur cette zone comme la recto-colite hémorragique par exemple.

Les troubles cardiaques sévères, une hypertension importante ou encore la tendance aux malaises vagaux.

La grossesse.

Une ou des phobies en lien avec la sphère annale.

En conclusion : se respecter

Aucune technique de soin, aucune substance naturelle ou pas, aucun praticien de santé ne convient à tout le monde. Ceci puisque nous sommes uniques et nos besoins différents. Et qu’il varient également en fonction de nos phases de vie. Donc si vous sentez en vous des réticences, respectez-les. Pour les autres, bonne pratique et n’hésitez pas à laisser des commentaires sur cet article!

La maladie de Lyme, une approche alternative pratique

De la médecine conventionnelle aux méthodes naturelles

Willem Jacobs

éditions Le souffle d’Or, 2016

Un auteur qui mène l’enquête

L’auteur, Willem Jacobs n’est pas un professionnel de santé. Son épouse a été atteinte par une infection de Lyme (autrement nommée borréliose) qui n’a pas été détectée à temps et qui s’est chronicisée. Ils ont alors cherché à comprendre d’où vient cette infection, comment elle se développe, comment elle se diagnostique et se traite. Ces différents points sont abordés de manière accessible et claire. L’auteur a compilé des informations issues de livres et de sites internet. Mais il a également crée son propre site internet grâce auquel il a recueilli de nombreux témoignages directs qui lui ont permis d’étayer ses réflexions.

Lyme, une histoire d’errance médicale

Grâce à l’ensemble de ces données, il constate rapidement qu’il y a un fossé entre l’expérience vécue par les personnes atteintes de cette maladie et leurs prises en charges médicales. Il y a beaucoup d’histoires d’errance médicale et de souffrances non prises en considération. Cela peut s’expliquer en partie par la spécificité de cette infection.

La salive de tique renferme des trésors de biodiversité… à nos dépens…

Car la maladie de Lyme est une infection transmise par une bactérie de la famille des borrélies. Ce sont les insectes piqueurs suceurs et principalement les tiques qui transmettent cette bactérie. Or il existe plusieurs sorte de borrélies qui donnent des symptômes très différents. De plus les insectes peuvent également transmettre d’autres bactéries ou parasites lors d’une même piqûre. Qui vont eux-même produire des symptômes encore différents.

Difficultés à diagnostiquer la maladie de Lyme

C’est un premier point qui rend le diagnostic de la maladie difficile à poser. Ce qui est encore compliqué par le fait que les bilans sanguins existants ne sont pas complètement fiables. Ce sont les raisons pour lesquelles bien souvent l’infection n’est pas diagnostiquée à son initiation et elle va se propager insidieusement.

Et pendant ce temps les borrélies se multiplient…

En effet, ces bactéries vont se multiplier au gré de l’affaiblissement immunitaire de la personne infectée. Cela peut être rapide ou très long en fonction du terrain initial de la personne. C’est encore renforcé par le fait qu’elles ont une incroyable souplesse d’adaptation : elles peuvent changer de forme, se tapir au coeur des cellules, ou encore patienter pendant des années sous forme kystique à l’abri d’un biofilm qu’elles produisent puis se déployer de nouveau dans des moments de faiblesses immunitaires.

Borréliose chronique, un parcours semé d’embûches…

Du fait de ce diagnostic complexe à poser, une partie du corps médical nie également la forme chronique de Lyme. Les soins proposés ne seront donc pas adaptés. Le quotidien de la personne peut être altéré à tous les niveaux. En effet, parfois elles ne peuvent plus travailler. Elles peuvent s’isoler socialement, car elles ont peu d’énergie disponible et de nombreux symptômes qui ne les rendent pas « drôles ». Financièrement cela peut devenir très compliqué.

Et peu de traitement…

D’autres membres du corps médical reconnaissent son existence mais ils ont peu de traitement à proposer. Car, étant donné qu’il n’y a pas consensus au sein du corps médical sur l’existence du Lyme chronique, aucuns crédits ne sont accordés à la recherche et peu d’avancée ont lieu sur les traitements médicamenteux. C’est en général une antibiothérapie au long cours qui est proposée, et elle, a bien sûr, des effets secondaires lourds.

Soins complémentaires et maladie de Lyme : il existe de nombreuses possibilités

C’est pourquoi, les personnes atteintes par la maladie de Lyme finissent toujours par aller chercher de l’aide du côté des soins naturels qui peuvent les accompagner de bien des manières.Il existe maintenant de nombreux protocoles et de nombreuses pistes de soins qui permettent d’accompagner les personnes en fonction de leur sensibilité individuelle, du niveau d’infestation et de la variété des symptômes. Willem Jacobs répertorie de très nombreuses techniques de soins naturels et présente pour chacune en quoi elles peuvent aider. Il n’entre pas dans les détails ce n’est pas l’objectif du livre. Si vous souhaitez avoir des protocoles précis et des posologies il faudra vous tourner vers des praticiens de santé. Mais sa présentation est complète et permet de définir vers quelle méthode ou quel protocole s’orienter.

Merci à Willem Jacobs pour cette contribution

J’ai bien aimé le style de ce livre, sobre et efficace. Il va a l’essentiel sans fioritures et amène de la simplicité dans cette histoire complexe. Un livre qui rend service!

Faut-il faire des lavements intestinaux pendant une cure de jeûne ?

Une amie allemande m’a racontée que dans les stages de jeûne en Allemagne, tous les jeûneurs viennent au séjour avec leur matériel pour faire des douches intestinales. C’est une évidence pour eux. De manière générale, il semblerait que les habitants des pays germanophones soient pragmatiques avant d’être complexés. Le lavement n’est pas très répandu dans nos contrées. Serions-nous coincés du c.. ? Quoiqu’il en soit et comme je l’ai déjà dit ici, une réticence forte à faire un lavage colonique est une contre-indication. Ne vous forcez jamais donc ! Un stage de jeûne est là pour vous faire du bien. L’irrigation du colon est une possibilité pendant le jeûne, qui peut amener du confort, mais il n’est en aucun cas une nécessité.

 

A quoi ça sert de faire des lavements pendant un jeûne ?

 

C’est le même principe que la purge intestinale avec du chlorure de magnésium ou du nigari que l’on pratique le premier jour du jeûne. Nous avons vu que drainer l’intestin de ses toxines avant de jeûner permet de limiter certains effets secondaires désagréables en lien avec la restriction alimentaire et notamment réduire considérablement la sensation de faim.

D’accord mais pourquoi faire un ou des lavages de l’intestin pendant le jeûne, puisque l’on a déjà le ventre vide ? N’est-ce pas la nourriture qui produit des toxines ?

Et bien non, pas seulement. D’une certaine manière on pourrait dire que vivre, c’est produire des déchets. Tant que l’on est en vie, on métabolise, on transforme certains éléments en d’autres et ces réactions produisent des toxines. Ce que l’on nomme techniquement les toxines endogènes c’est-à-dire produites de manière interne par le fonctionnement du corps lui-même.
De plus dans le processus du jeûne notre corps produit encore plus de toxines. C’est même un des objectifs du jeûne : libérer les toxines stockées dans les tissus du corps pour pouvoir les éliminer. Ces toxines sont évacuées par les voies habituelles : dans l’urine, la sueur et les selles.

 

Éliminer les toxines par l’urine, la sueur et les selles

 

C’est pourquoi lors d’un jeûne il est conseillé de boire beaucoup, ce qui permet à un certain nombre de toxines d’être éliminées par les reins dans l’urine.

On recommande également d’avoir une activité physique qui permet de transpirer et même de faire un hammam voire un sauna.

Par contre, tout le monde n’a pas de selles pendant un jeûne. Ce qui est complètement logique puisque le péristaltisme intestinal n’est pas stimulé par la prise d’aliments. Mais nous sommes tous différents et chez certaines personnes l’activité physique par exemple déclenchera l’envie d’aller aux toilettes ou bien ce sera par routine, le matin. Quand ce n’est pas le cas, cette technique de douche intestinale permettra d’optimiser le nettoyage du jeûne.

 

À quel rythme faire des lavements pendant un jeûne ?

 

Il est comme toujours essentiel de vous écouter ! Il n’y a pas de règle précise. On déconseille cependant de faire un nettoyage intestinal quotidien car cela prélève tout de même de l’énergie. De plus la flore intestinale met en moyenne deux jours à se refaire. En général on conseille de faire un lavement tous les deux ou trois jours, donc deux à trois fois pour un séjour de 7 jours. Vous pourrez observer que des matières fécales sortent à chaque fois. Après le lavement vous devez vous sentir bien, léger. Si un lavement vous épuise, ce n’est pas la bonne technique ou pas le moment pour vous.

 

Si je ne souhaite pas faire un lavement intestinal, y-a-t-il d’autres possibilités ?

Bien sûr ! Déjà il est possible de ne rien faire. Mais si vous sentez le besoin ou l’envie de nettoyer votre intestin, vous pouvez reprendre du chlorure de magnésium (1/2 cuillerée à café dans un verre d’eau) ou du nigari (une cuillerée à café dans un verre d’eau). Ceci au même rythme que les douches coloniques, une, deux ou trois fois maximum pour une session de jeûne de 7 jours.

 

Pour en savoir plus sur le nettoyage du colon, lisez ces articles :

Comme fait-on un lavement intestinal ?

Comment préparer un jeûne ?

 

Gagner la lutte contre le cancer

La découverte dont la République n’a pas voulu

Sylvie Beljanski

éd Le souffle d’Or, septembre 2019, 22 euros

Produits Beljanski : ange ou démon ?

Qui n’a jamais entendu parler des produits Beljanski ? « Les » Beljanski comme on dit même parfois, du nom du couple qui les a mis au point. Ce nom finit toujours par arriver à nos oreilles en cas de cancer. Ils sont réputés atténuer les effets secondaire des chimios et des rayons et améliorer l’efficacité de ces traitements. C’est une panacée pour certain.e.s, une arnaque vendue à prix d’or pour d’autres. Je ne suis pas en mesure de trancher sur la question de leur pertinence ou pas en cas de cancer. Par contre la manière dont ils ont été éradiqués du monde des compléments alimentaires est proprement scandaleuse et injustifiable.

Une attaque disproportionnée

Car ces produits 100 % naturels ont été estimés suffisamment dangereux par l’état français pour qu’il envoie le GIGN saisir et détruire tous les stocks, confisquer le matériel de fabrication, détruire toute trace des différentes recettes et arrêter leur créateur. Mirko Beljanski, alors âgé de 73 ans a été emprisonné puis assigné à résidence comme s’il mettait la sécurité de l’état en danger. Et il n’a jamais été question d’armes bactériologiques dans cette histoire mais de faire la « promotion de médicaments non autorisés et de tromperies sur leurs propriétés ». C’était en 1996 et à l’heure actuelle bien des mystères persistent autour de la virulence avec laquelle ces produits ont été attaqués.

Un parcours scientifique prestigieux

C’est ce que tente de comprendre dans ce livre Sylvie Beljanski qui est la fille de Monique et Mirko Beljanski. Elle reprend tous les faits, dresse le contexte de l’époque et nous fait cheminer dans son propre parcours qui l’a mené bien malgré elle à relancer la production et la commercialisation des produits Beljanski. En effet, avocate de formation elle a d’abord défendu ses parents devant les tribunaux puis elle a créé avec d’autres la fondation Beljanski qui reprend et poursuit les travaux de ses parents. Elle retrace aussi les grands axes de la carrière des époux Beljanski, tous deux biologistes et chercheurs à l’Institut Pasteur. Leur travail sur le cancer a mené à plusieurs découvertes essentielles dont certaines remettaient en cause certains dogmes dominants de l’époque. Ce qui leur a valu quelques ennemis opiniâtres, qui ne souhaitaient pas voir leur propres travaux remis en cause alors qu’ils étaient couronnés par un prix Nobel. L’auteure explique simplement, de manière très accessible, les grandes lignes de ces découvertes en biologie moléculaire et quels axes novateurs ils permettaient pour la recherche contre le cancer.

Quand l’industrie pharmaceutique s’en mêle…

On prend la mesure également des enjeux économiques. Le cancer est une manne pour l’industrie pharmaceutique, il n’est pas question de trouver et commercialiser des substances naturelles et donc non brevetables qui permettraient d’optimiser les soins… et de diminuer les coûts des traitements médicamenteux.

Et la politique…

Aux rivalités scientifiques et aux critères économiques se mêlent encore d’autres enjeux, politiques cette fois, quand on apprend que François Mitterrand a utilisé les produits Beljanski pour lutter contre un cancer avancé de la prostate alors qu’il était encore président. De son vivant, les époux Beljanski étaient protégés. Ce ne fut plus le cas à sa mort en cette même année 1996…

En conclusion

Ce livre est aisé à lire et même plutôt prenant. Il est riche en informations sur des niveaux très variés car l’auteure n’ayant pas de formation scientifique a dû elle-même comprendre les différentes problématiques. Le ton du livre est très personnel, car bon nombres d’enjeux émotionnels se mêlent à son histoire. Elle est convaincue du bien fondé des produits développés par le couple Beljanski et elle en présente également les limites : ces produits étant pour certains des concentrés de plantes exotiques, l’approvisionnement est réduit et le coût élevé. Ils ne peuvent donc par essence pas être des produits démocratiques, destinés au plus grands nombre. Mais Beljansky avait le projet de travailler sur les vertus de bien d’autres plantes, bien plus répandues comme certains thés notamment. Il a été fauché en plein vol.

Lire ce livre et le faire acquérir par votre bibliothèque municipale, c’est rétablir un brin de justice dans cette triste histoire.

Ma bible de l’alimentation cétogène 100 % hypotoxique

Ma bible de l’alimentation cétogène 100 % hypotoxique
Olivia Charlet et Alix Lefief-Delcourt
éditions Leduc.s pratique

En quoi consiste l’alimentation cétogène ?

Beaucoup de gras et peu de glucides…

Il s’agit de produire son énergie sur la base de graisses de très bonne qualité. Dans l’alimentation habituelle, on produit notre énergie essentiellement grâce au glucose.
Le glucose est le nutriment qui provient de la famille des glucides : les légumes, les fruits, les céréales, les légumineuses et tous les sucres rapides.
Dans l’alimentation cétogène, on va diminuer drastiquement l’apport de glucides et augmenter notablement la consommation de lipides, de graisses. On dit alors que l’on passe en cétose, c’est-à-dire que le foie produit ce que l’on nomme des corps cétoniques qui deviendront notre source principale d’énergie.

Pertinence du régime cétogène dans de nombreuses pathologies

Au premier abord, ce mode alimentaire semble déroutant. Pourtant on a déjà beaucoup de recul puisque il a été utilisé au début du XXeme siècle pour soigner des enfants épileptiques sur lesquels les médicaments de l’époque échouaient. Il est désormais largement étudié et préconisé car il permet de mettre en équilibre un grand nombre de problèmes de santé. Mais on peut aussi le mettre en place de manière préventive puisque c’est un mode alimentaire vitalisant. Le régime cétogène est très intéressant notamment pour le diabète de type II, certains cancers et tous les troubles cognitifs et du système nerveux (Alzheimer, Parkinson, épilepsie). Il est utilisé également par certains sportifs de haut niveau.

Le régime cétogène est une modalité restrictive de la famille des régimes à index glycémique (IG) bas ou low carb en anglais. Ce réglage est aussi présenté dans ce livre, et on peut en rester à un régime IG bas ou l’utiliser comme une étape qui permet de se préparer et de passer en douceur au régime cétogène.

Le régime Seignalet ou régime hypotoxique

Quant au régime hypotoxique, il fait référence aux travaux du Dr Seignalet, présentés dans son livre L’alimentation ou la troisième médecine qui a été une véritable révolution dans le monde de la nutrition. L’alimentation hypotoxique se caractérise par l’arrêt strict des produits laitiers animaux et de bon nombres de céréales (notamment à gluten). Mais également la consommation en grande quantité d’aliments crus ou cuits peu de temps à la vapeur douce. Ce réglage alimentaire a permis de remettre de l’équilibre dans un grand nombre de maladies, notamment sur les pathologies auto-immunes.

Le fait de réunir ces deux réglages alimentaires est très intéressant car cela créée une synergie d’effets bénéfiques. Cela permet également d’éviter certaines dérives comme par exemple l’excès de consommation de produits laitiers animaux dans le régime cétogène.

Le jeûne intermittent

Mais l’auteure fait encore plus fort en intégrant la pratique du jeûne et notamment du jeûne intermittent dans les programmes qu’elle propose. Ce qui est très cohérent puisque lorsque l’on fait des jeûnes, y compris courts, le corps trouve son énergie dans la production de corps cétoniques effectuée sur la base de nos graisses (en faible quantité lorsque les jeûnes sont courts et en grande proportion pour des jeûne moyens à longs).

Qu’est ce qu’on trouve dans le livre ?

Pleins d’infos ! Comme son nom l’indique, c’est une véritable bible. Il présente en détails ces deux réglages alimentaires, de manière aussi bien théorique que pratique.
Il y a d’abord un rappel très complet de ce que sont les grandes familles de nutriments (glucides, lipides, protides). Puis une explication détaillée de ce que sont les régimes cétogènes et hypotoxiques et de leurs fonctionnements. Ensuite des repères très clairs sont posés afin de permettre la mise en place pas à pas et dans la douceur de ces réglages alimentaires.
Un chapitre entier est également consacré à la présentation des aliments autorisés, qui sont nombreux car malgré le côté restrictif de ces réglages alimentaires il reste bien sûr une grande variété d’aliments que l’on peut consommer ! Enfin la mise en œuvre de ces réglages alimentaires est ajustée à différentes pathologies (cancer, auto-immune, diabète) ou à des besoins particuliers (minceur, sportif, végétarisme). Et le livre conclut sur des recettes bien pratiques.

Mon point de vue

J’ai été conquise par ce livre qui me semble précieux à l’heure de l’explosion des maladies dites de civilisation. Deux réserves cependant : certaines explications sont peut être un peu trop techniques, cela donne un véritable gage de sérieux au livre mais crée une certaine surcharge. Ceci dit, on peut les ignorer facilement sans que cela n’entrave la compréhension de l’ensemble. Enfin ce réglage propose beaucoup de produits d’origine lointaine ou qui ont un coût assez élevé, mais là encore on peut s’en passer et en rester à des aliments plus basiques et répandus dans nos contrées.
Dans tous les cas j’ai été bluffée par le pari audacieux et réussi de cette synthèse des réglages hypotoxiques et cétogènes, couplés à la pratique des jeûnes intermittents !

Il est possible d’écouter la version audio de cette présentation sur Radio Zinzine.

Les effets des pesticides sur la santé et comment s’en préserver?

Dans le cadre du « Feestival Coquelicots et Bleuet, quel beau bouquet! »
Une journée autour du bien manger, du bien respirer, du bien vivre!

Le samedi 13 juillet 2019, je vous propose une conférence à 17h à la médiathèque-salle polyvalente de Banon sur les effets santé des pesticides et comment s’en préserver?
Dans cette conférence, j’aborderai ce que sont les pesticides et où ils se trouvent. On le sait, les pesticides impactent de façon délétère toute la chaîne du vivant. Nous verrons plus précisément quels problèmes de santé ils induisent chez l’humain. Puis je ferai le tour des pistes que propose la naturopathie pour s’en préserver.
A très bientôt!

Contact : lesfeesdesjardingues@orange.fr
marc.lebleuet@orange.fr

Conférences au centre social du Plan d’Aou à Marseille

Le jeudi 25 avril à 9h30, une conférence sur le thème du sucre.
La consommation de sucre est passée de 1 à 35 kg en moyenne par personne et par an en un siècle.
Or, le sucre crée un climat inflammatoire favorable au développement de problèmes de santé très variés : troubles intestinaux, diabète, migraine, eczéma, asthme, staphylocoques, mycoses, infections à répétitions etc.
Le  »sucre appelle le sucre » : plus on en consomme, plus on ressent le besoin d’en consommer. En effet, le sucre crée une véritable addiction. C’est pourquoi le sucre est un ingrédient phare de l’industrie alimentaire et on en consomme bien souvent à notre insu.
Dans cette conférence, je montrerai quelles sont les sources de sucres et notamment de sucres cachés. Je ferai le point sur la famille des glucides. Puis j’aborderai la notion d’index glycémique et les mécanismes physiologiques de la gestion du sucre via la production d’insuline par le pancréas. Je présenterai les sources de glucides à privilégier. Et enfin je proposerai des pistes pour se désintoxiquer du sucre.
Cette conférence se conclura avec un petit-déjeuner « idéal » pris en commun : petit-déjeuner salé à index glycémique bas.

Le mardi 21 mai 2019, Marion Henry tenait une conférence au centre social du Plan d’Aou, à Marseille 15ème sur la thématique du jeûne.

Les bienfaits du jeûne

En cette période de Ramadan, nous avons parlé du processus du jeûne.

Comment il fonctionne physiologiquement ?

Quels sont ses bienfaits psychiques ?

Pourquoi des temps de restrictions alimentaires font partie de toutes les traditions spirituelles ?

Puis nous avons abordé en détails la rupture du jeûne.

Quels repas de rupture, selon les traditions et selon les pratiques individuelles ?

Comment maintenir les bienfaits du jeûne lors de la reprise alimentaire en faisant des choix judicieux ?

Quelles sont les erreurs à éviter : excès de sucre notamment.

 

Pourquoi on grossit ?

 

Pourquoi on grossit, de Gary Taubes, Éditions Thierry Souccar, 19,90 €

Gary Taubes est journaliste scientifique. Il démontre en s’appuyant sur de nombreuses études que l’on grossit parce que l’on consomme trop souvent des glucides raffinés (sucre, pain, riz, pâtes et bière). Ainsi la prise de poids est un avant tout un problème hormonal en lien avec la production d’insuline sécrétée lors de la consommation de glucides. Mais elle n’est pas liée aux quantités absorbées. Un livre qui secoue les idées reçues !

Pourquoi on grossit ?

 

Le dogme dominant à l’heure actuelle nous dit que l’on grossit parce que l’on absorbe plus de calories que ce que l’on consomme. Et qu’en conséquence pour maigrir il faut :

  • Manger moins de calories
  • Manger moins gras
  • Faire plus de sport (pour dépenser plus de calories)

Et si tout cela est mis en place et que l’on grossit néanmoins, c’est la faute à notre génétique. C’est simple, mathématique et efficace.

Donc, si tu grossis, c’est ton problème personnel : soit tu es trop paresseux et tu ne dépenses pas suffisamment d’énergie, soit tu manges déséquilibré, soit tu as un déséquilibre psychologique qui te pousse à trop manger. Ça peut aussi être tout à la fois…

Dans tous les cas il s’agit d’un comportement personnel erroné et si tu n’arrives pas à perdre de poids c’est donc que le déséquilibre est PSYCHOLOGIQUE !!! Gary Taubes montre à quel point cette conception de la prise de poids est culpabilisante.

Changer de paradigme

 

Et de manière totalement contre-intuitive, il va contredire l’idée que pour maigrir il faut dépenser plus d’énergie que celle que l’on consomme sous forme de calories. Car ce n’est pas aussi simple que ça comme l’ont constatées bon nombre de personnes qui mangent très peu et qui ne maigrissent pas ou même grossissent… Certaines recherches au début du XXème siècle ont démontrée très clairement les mécanismes à l’œuvre qui font que l’on peut grossir même en mangeant très peu. Il s’agit de processus hormonaux qui soit font stocker sous forme de graisses absolument tout ce que l’on mange, soit, au contraire, vont permettre aux nutriments d’être brûlés et non pas stockés.

C’est l’objet de la première partie du livre qui présente de nombreux arguments qui contredisent le modèle prônant l’équilibre entre calories absorbées et calories dépensées.

Les sucres font grossir

 

La seconde partie du livre montre le lien entre les réglages hormonaux et la prise ou la perte de poids : des dizaines d’enzymes et d’hormones influent sur le stockage de graisse. L’hormone principalement impliquée est l’insuline qui, lorsque son taux est élevé favorise, l’accumulation de graisses dans nos tissus. Or le niveau d’insuline s’élève proportionnellement à notre consommation de sucres et de glucides à index glycémique élevé. C’est donc la consommation répétée de sucres, de pain, de pâtes, de riz surtout raffinés, de bière ou de pommes de terre qui fait grossir sous l’effet de la production d’insuline. La prise de poids n’a que peu à voir avec les quantités d’aliments absorbés ou leur taux de gras.

Les sucres font grossir…

 

C’est l’insuline qui fait stocker le gras

 

On produit de l’insuline dès que l’on s’apprête à manger, avant même d’avoir mangé, puis sa production s’intensifie après les premières bouchées et encore plus dès que du glucose entre dans le sang. Le glucose est utilisé par les cellules comme carburant, stocké sous forme de glycogène (muscles et foie) et sous forme de graisse (foie et adipocytes). Puis quand les taux de glucose et d’insuline baissent, l’organisme se met peu à peu à brûler les graisses. Plus il y a de temps qui s’écoule entre les repas, plus on brûle de graisse, lorsque tout fonctionne bien.

Grossir fait manger (et non pas le contraire)

 

Donc une personne qui arrive à faire baisser son taux d’insuline va perdre du poids. Celle qui n’y arrive pas (parce qu’elle mange trop de glucide ou qu’elle souffre d’insulinorésistance) continuera à stocker de la graisse et à prendre du poids. Tant que l’on a un niveau d’insuline élevé dans le sang, on ne déstocke ni les lipides qui restent dans les adipocytes, ni le glycogène qui reste dans le foie et les muscles, ni les protéines qui restent dans les muscles. Ce qui crée une « faim » cellulaire chronique et on mange plus tôt que prévu ou trop aux repas. Et on stocke plus de gras, mais on fabrique également plus de muscles pour porter toute cette graisse. En conclusion, plus on accumule de graisse plus notre besoin énergétique augmente et donc notre appétit ainsi que notre envie de glucides car c’est le seul carburant que nos cellules peuvent utiliser (puisque tant que le taux d’insuline est élevé, toutes les autres sources d’énergie sont sous clé). C’est un cercle vicieux.

Qu’est-ce que l’insulino-résistance ?

 

La réceptivité des cellules au signal de l’insuline diminue avec l’excès de production d’insuline (donc si on consomme beaucoup de glucides ou de glucides raffinés). Les cellules font la sourde oreille parce qu’elles sont déjà suffisamment gorgées de glucose (on est dans un contexte d’excès de glucides). Il faut donc des taux de plus en plus élevés d’insuline pour que le sucre entre dans les cellules. Et on stocke du gras proportionnellement… Lors d’insulinorésistance, les périodes où notre sang contient de l’insuline s’allongent et peuvent même devenir continues. On ressent alors une forte envie de glucides.

Pour fonctionner un régime doit permettre au tissu adipeux de se re-réguler de façon à ce qu’il libère l’excès de calories accumulées.

Les aliments qui font grossir

 

Manger des aliments glucidiques ne nous fait pas tous grossir, mais celles et ceux qui ont tendance à prendre facilement du poids le doivent toujours aux glucides.

Et particulièrement aux glucides à IG (index glycémique) élevé : farines raffinées (pain, pâtes, céréales), aliments glucidiques liquides (le pire du pire : bières, jus de fruits, sodas) et les aliments riches en amidon (pommes de terre, riz, maïs).

Ce sont les aliments les moins chers, d’où l’épidémie d’obésité chez les personnes pauvres.

Quand les glucides sont mélangés à des fibres (légumes pex) ou à beaucoup d’eau (comme dans les fruits), ils font peu monter l’IG. Ce qui explique aussi pourquoi certains peuples qui consomment traditionnellement beaucoup de glucides issus de céréales peuvent rester minces car il ne consomment aucuns ou très peu de sucres rapides.

Pourquoi les fruits font grossir ?

 

Cependant les fruits peuvent faire grossir car leur sucre est essentiellement du fructose qui est très adipogène (fait stocker du gras) et donc chez les personnes prédisposées accentue le processus.

Les pires aliments sont le saccharose (moitié fructose, moitié glucose, c’est le sucre blanc) et le sirop de glucose-fructose (pex dans les sodas ou les yaourts aux fruits, dominante de fructose) qui est présent dans tous les produits sucrés issus de l’industrie alimentaire.

Le fructose est métabolisé par le foie (il ne passe aucunement par la voie du glucose). Or, les fruits modernes sont sélectionnés pour concentrer le fructose, ce qui est accentué dans les jus de fruits. Inondé de fructose, le foie va le stocker en graisses et comme parallèlement la voie de la glycémie est également activée (puisque dans ces aliments il y a du glucose et du fructose), il y a deux sources de stockage de graisses. Et au bout d’un moment, sous l’effet de l’excès de fructose, le foie également va stocker du gras, c’est la stéatose hépatique. Et par un effet domino pas encore élucidé, le tissu musculaire va devenir plus facilement insulino-résistant. Ainsi, même si le fructose n’influe pas directement sur la glycémie, à terme, s’il est consommé en excès, il peut rendre insulino-résistant.

Et l’alcool ?

 

Le métabolisme de l’alcool se fait aussi dans le foie qui le convertit en énergie et en une molécule nommée « citrate ». Les citrates alimentent le processus de production d’acides gras à partir du glucose. Ainsi l’alcool également accentue la stéatose hépatique (foie gras). Et si l’alcool en question contient beaucoup de glucides (comme la bière pex dont 1/3 des calories proviennent du maltose, un glucide raffiné) ou que l’on en consomme beaucoup à l’apéro (chips), cela fait monter la glycémie et on stocke du gras (les abdos « kro »).

Drogués aux glucides

 

Les glucides fournissent rapidement de l’énergie, donc la pente naturelle nous invite à en consommer. Surtout que les sucres stimulent le système de récompense / renforcement dans le cerveau de manière aussi forte que n’importe quelle autre addiction (alcool, tabac, drogue).

Plus on attend entre deux repas, plus on a consommé d’énergie, plus on a faim, plus les aliments nous paraissent savoureux, plus on mange en quantité.

Image by John Hain from Pixabay

 

Comment maigrir ?

 

On l’a compris, il s’agit de réduire sa consommation de glucides (et non pas de calories!! donc pas de sensation de faim – mais pas d’aliments récompense…) :

  • Manger viande, poissons, œufs, légumes verts, surtout feuilles, à volonté.
  • Suppression des sucres, farines, pomme de terre, bière et jus de fruits.

Déterminer individuellement quelle quantité de fruits et de légumes non féculents (notamment pois, artichauts, concombres) votre organisme est en mesure de tolérer.

Modération ou suppression totale des glucides ?

 

Moins nous consommons de glucides, plus nous restons minces. Cependant, garder en tête que la silhouette la plus mince que nous puissions avoir n’est pas forcément celle que nous souhaitons avoir !!! En matière de corpulence, il y a des variations d’ordre génétique indépendantes de notre alimentation. De plus la présence d’insuline est majeure dans la prise de poids mais il y a également un grand nombre d’autres hormones et enzymes qui agissent et un taux bas d’insuline ne suffit pas toujours à rétablir l’équilibre (en ce qui concerne le poids par contre cela améliore l’état de santé d’un point de vue global). Pex la baisse des oestrogènes chez la femme ménopausée ou de la testostérone chez l’homme facilitent grandement la prise de poids. Parfois aussi il est difficile de remettre en équilibre les dommages causés par une vie entière à consommer trop de glucides et de sucre.

Donc il n’y a pas de règles absolues concernant la quantité de glucides que l’on peut absorber tout en restant mince ou en continuant à maigrir.

Pour certain.e, il suffit d’arrêter les sucres et de consommer avec modération les autres aliments glucidiques, pour d’autres il faut approcher du « zéro glucides ».

Donc si l’on n’arrive pas à mincir, il faut diminuer toujours plus les glucides absorbés mais aussi identifier ce qui VOUS fait grossir. Certains autres aliments stimulent la sécrétion d’insuline : les produits laitiers et notamment la crème, les sodas light et autres édulcorants (attention aux sucrettes etc), le café, les fruits à coques…

On reparle du jeûne intermittent

 

Un jeûne de 16 ou 24h aide parfois à surmonter ces paliers où l’on ne perd plus de poids.

Parfois cela peut prendre du temps (quelques mois à quelques années) avant de fonctionner car lorsque l’on est au stade de l’insulino-résistance, il faut du temps pour que les tissus adipeux apprennent à se re-réguler (si l’on a du mal à l’accepter se souvenir qu’il y a eu des décennies d’excès qui ont créés cette dérégulation, patience donc…).

Et si l’on est végétarien/vegan ?

 

Il est possible de supprimer les sucres, la farine et les féculents et de ne consommer que des légumes feuilles, des légumineuses et des céréales complètes (index glycémique -IG- bas). L’IG est bas, ce qui est bien mais la charge glycémique, c’est-à-dire la quantité totale de glucides absorbés reste élevée. Donc la perte de poids sera plus difficile mais l’amélioration globale de la santé sera au rendez-vous.

Quelques régimes à IG bas

 

Trois méthodes parmi les plus connues :

– Fixer une quantité idéale de glucides pouvant être consommés, pex 72 g quotidiens de Wolfgang Lutz (300 calories). Cette méthode permet de minimiser les effets du changement de mode alimentaire (passage en cétose, petits moments d’hypoglycémie, appel du sucre etc.).

– Apport glucidique minimal : les glucides alimentaires ne nous apportent rien et les effets secondaires de courte durée qui accompagnent le processus d’adaptation ne sont pas un réel problème lorsque l’on est motivé.

– Compromis (Robert Atkins) : lorsqu’une personne est motivée pour perdre du poids, elle met temporairement de côté toute envie d’ordre gustatif, c’est la phase de démarrage (chez Atkins, moins de 20 grammes de glucides par jour, c’est à dire un peu de légumes feuilles). Elle initie une perte de poids rapide. Une fois son but atteint, elle peut réintroduire de petites doses des aliments supprimés. Et lorsqu’elle cesse de mincir, elle doit les supprimer de nouveau ou trouver les justes doses. Donc si vous prenez du poids en mangeant une pomme par jour, il faut la supprimer. Si ce n’est pas le cas, alors vous la supportez bien., idem avec une orange, les pâtes al dente etc. Déterminer individuellement la quantité et le type de glucides que votre organisme tolère…

Drogués aux glucides (partie 2)

 

Par contre, attention : pour certaines personnes une consommation même faible de glucides équivaut à s’autoriser à fumer une cigarette de temps en temps pour un ancien fumeur. Pour certains le caractère occasionnel de ces écarts fonctionne, pour d’autres, c’est la pente glissante qui mène à la réintroduction insidieuse de ce qui nous fait grossir (petite dose par petite dose) au point d’arriver à en conclure que le régime hypoglucidique ne fonctionne pas…

Le plus dur à gérer dans ce type de régime est la fringale de glucides qui relève de l’addiction à la sécrétion forte de dopamine engendrée par la consommation de sucre. Mais on peut venir à bout de cette addiction avec des efforts et de la patience (parfois 12 à 18 mois sont nécessaires !! ceci a été évalué chez des enfants obèses)… Lorsque l’on s’autorise occasionnellement quelques sucreries, il est plus difficile de faire cesser ces fringales sucrées. Et comme pour l’arrêt du tabac, il faudra parfois faire plusieurs tentative d’arrêt avant d’y arriver…

La quantité consommée compte quand même un peu !!!

 

Il est important également de manger à sa faim, surtout pas de restriction calorique ou de quantité. Manger dès que l’on a faim (lorsque l’on attend trop on a tendance à trop manger) et faire plusieurs repas. Par contre, être à l’écoute de la sensation de satiété, et, très important, cesser de manger dès qu’ on n’a plus faim.

En conclusion

 

J’ai trouvé ce livre ingénieux et déroutant. Il est très bien argumenté, très bien documenté et convainquant. Les chemins physiologiques sont la plupart du temps très clairement exposés, ce qui en rend la lecture parfois un peu technique, mais toujours passionnante. Il y a encore de très nombreuses informations dans ce livre riche en idées que je vous recommande de prendre le temps de lire. Cela peut être un préambule avant de se lancer dans un régime à IG bas (de type Atkins ou cétogène) pour bien en comprendre les mécanismes.

Soulager l’endométriose sans médicaments

Soulager l’endométriose sans médicaments, Alimentation, homéopathie, plantes, relaxation, yoga… Votre programme en 2 semaines pour surmonter la douleur, par Stéphanie Mezerai et Sophie Pensa, aux Éditions Leduc.s 18 euros

Vous êtes une femme et vous vous tordez de douleurs pendant vos règles, parfois jusqu’à vous évanouir ou en vomir. Vos règles sont très abondantes. Vous souffrez lorsque vous urinez ou lorsque vous allez à la selle, pendant vos règles et même à d’autres moments du cycle. Peut être que vous souffrez d’endométriose… Après avoir présenté ce qu’est l’endométriose, comment on la diagnostique et les traitements médicaux, ce livre propose de nombreuses pistes de soins complémentaires.

 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

 

L’endomètre est la muqueuse de l’utérus. C’est ce tissu du corps qui se desquame et que l’on élimine lors des règles. Or, dans l’endométriose des cellules de l’endomètre migrent (on ne sait pas encore exactement pourquoi) en dehors de l’utérus : dans les trompes, dans le péritoine, la vessie, le rectum… Et ces cellules se desquament et saignent en même temps que les règles sauf que le sang s’écoule dans des voies sans issues. L’endomètre a alors du mal à être éliminé, ce qui crée de l’inflammation et des cicatrices que l’on nomme des adhérences. Et au fur et à mesure des cycles, les douleurs peuvent s’intensifier…

 

Comment est-elle diagnostiquée ?

 

Elle a pendant très longtemps été mal diagnostiquée tant s’est imposée l’idée que règles et douleurs sont inéluctablement associées. Le diagnostic est maintenant posé grâce à un examen clinique orienté complété par une échographie ou une IRM pelviennes. Mais parfois les lésions sont difficiles à observer et les praticiens radiologues ou gynécologues mal formés sur cette question, ce qui peut créer des années d’errance médicale et de souffrances. Car l’ampleur de l’endométriose peut croître et d’autres maladies s’associer (en lien direct avec les sites affectés par l’endométriose ou des dérèglements de l’immunité).

 

Comment la soigner ?

 

On ne sait pas vraiment la soigner, mais on peut grandement la soulager et freiner son évolution.

 

La prise en charge médicale :

 

Elle consiste en premier lieu à soulager les douleurs parfois difficilement soutenables par des anti-inflammatoires et antalgiques plus ou moins forts. La prise de ces médicaments qui ont de nombreux effets secondaires est à éviter au long court.

Étant donné que les douleurs sont en majorité liées au saignement pendant les règles, la prise de pilule anticonceptionnelle en continu de manière à ne plus avoir de règles est le traitement principal.

Lorsque des lésions sont installées, comme des kystes et des adhérences, des opérations chirurgicales sont parfois effectuées.

Dans tous les cas, il y aura rémission ou amélioration à la ménopause, mais s’il y a beaucoup d’adhérences anciennes ou d’autres pathologies associées des problèmes de santé peuvent persister.

 

L’accompagnement par des soins complémentaires :

 

C’est pourquoi, et c’est l’objet principal de ce livre, la prise en charge avec des soins complémentaires est hautement conseillée. Plus la prise en charge sera globale et précoce et plus les chances d’améliorations seront grandes. Selon les types de soins, ils vont pouvoir aider à soulager ou gérer la douleur, contribuer à libérer les adhérences, atténuer les crises et prendre en charge les autres pathologies qui peuvent se développer en lien avec l’endométriose.

La palette de soins possibles est immenses :

  • acupuncture
  • ostéopathie
  • techniques d’hydrologie (utilisation de l’eau chaude et froide)
  • traitements homéopathiques et énergétiques
  • réglages alimentaires et changements de mode de vie via la naturopathie
  • prise de phytothérapie et de compléments alimentaires

Chaque technique de soin est présentée de manière synthétique et accessible ainsi que les contributions qu’elle peut amener. Ce livre regorge d’idées et de propositions sans pour autant que l’on s’y noie. Il est conçu de manière très concrète, pratique. Si une technique ne fonctionne pas, on peut faire appel à une ou plusieurs autres. Les auteures conseillent bien sûr de se faire suivre quand c’est possible par des praticiens de santé. Mais elles proposent également dans le livre de nombreux outils concrets que l’on peut s’approprier par soi-même. Ceci est intéressant puisque la plupart de ces soins ne sont pas remboursés.

 

Se soigner en autonomie

 

Les auteures du livre proposent de nombreuses pistes à tester en autonomie. Des points de réflexologie, des exercices de yoga, des réglages alimentaires, des cures de détoxification et bien d’autres… Ce livre fournit un survol de toutes ces pistes, mais il donne les moyens de discerner ce qui peut être bon pour chacune. Car nous sommes toutes différentes et ce qui a soulagée une femme n’en soulagera pas forcément une autre. Je trouve ce parti pris intéressant, il a certes l’inconvénient d’aborder chaque piste de manière assez brève (et non pas superficielle!) mais il a l’avantage de proposer de très nombreuses idées.

 

Un programme à faire chez soi

 

Le livre se conclut sur 14 jours de programme anti-douleur composé de réglage alimentaire, d’exercices de yoga et de gestion du stress à mettre en place chez soi.

De nombreuses associations ressources et bonnes adresses sont présentées.

Ce livre est à mon sens un véritable message d’espoir pour toutes les femmes qui souffrent de manière chronique et qui peuvent se sentir démunie, dans l’impasse.

Nous jeûnons chaque jour, sans en avoir conscience

 

Nombreux sont ceux qui pratiquent le jeûne intermittent sans le savoir. Louper le petit déjeuner ou éviter de dîner, longtemps déconseillés par les médecins, sont devenues des pratiques bien-être très répandue, pour perdre du poids ou pour retrouver de la vitalité. Quelles sont les répercussions positives du jeûne intermittent, alternatif, séquentiel, fractionné ou encore fasting ? Comment louper un repas peut-il devenir bénéfique pour la santé ? Entretien avec Marion Henry, naturopathe et accompagnante de séjours de jeûnes à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence).

 

Sauter un repas, c’est bon ou mauvais pour la santé ?

 

La grille de lecture est en train de changer : dans une société d’abondance et d’excès alimentaires, les moments de repos digestifs sont plus bénéfiques que problématiques. Manger moins ou ne pas manger du tout lors d’un repas, ne doit pas être considéré comme mauvais pour la santé. Et il s’agit d’individualiser cette question, car chacun a des besoins de régularité alimentaire différents. Mais en règle générale, si on n’a pas faim, il vaut mieux ne pas manger, c’est probablement le signe que votre système digestif a besoin d’un temps de repos plus long.

En cas de stress, en particulier, il est préférable ne pas manger du tout plutôt que de manger trop vite ou de consommer une alimentation compensatrice de type junk-food, à base de sucre ou de gras.

Nous sommes souvent amenés à manger par routine ou par respect de la convivialité, et il est socialement admis que nous devons prendre 3 voire 5 (!) repas par jour. Physiologiquement, le bien fondé de ces habitudes n’est pas confirmé. Pour mieux comprendre nos habitudes alimentaires, il est intéressant, individuellement et collectivement, d’explorer les injonctions familiales, culturelles ou religieuses concernant les repas et l’équilibre alimentaire. Les repas sont des moments sociaux importants, chargés de croyances, de rituels et de routines.

 

Mais alors, jeûner est un réflexe naturel ?

 

Tout à fait, jeûner est physiologique. Ne pas ressentir le besoin de se nourrir n’est pas nécessairement morbide, un signe inquiétant ou un risque pour la santé. Parfois, le corps, en manifestant un manque d’appétit, nous informe qu’il a besoin de régler un problème interne plus important que le besoin de se nourrir.

Nous prenons souvent l’exemple des animaux, car nous considérons qu’ils sont plus ancrés dans le ressenti, voire l’instinct. Les animaux jeûnent lorsqu’ils sont malades, mais également pendant des périodes d’hibernation, de forte température, de reproduction ou de migration. Parmi les prédateurs, il n’est pas rare d’alterner des repas excessifs avec des longues périodes de jeûne.

 

Le jeûne est un repos physiologique

 

Les humains n’échappent pas à ce phénomène : dans les moments de maladies, nous nous mettons spontanément à la diète. En outre, les périodes de jeûnes font partie de l’histoire de notre espèce. La plupart des religions nous le rappellent, en maintenant des traditions de jeûne. En dehors de sa dimension spirituelle, le rituel du jeûne est la mémoire culturelle d’une époque où les propositions alimentaires, offertes par une nature sans congélateurs ni réfrigérateurs, venaient parfois à manquer. L’espèce humaine a intégré la capacité de jeûner dans son fonctionnement physiologique.

 

Je n’ai pas pris mon petit déjeuner ce matin : est-ce que j’ai jeûné ?

 

Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, jeûner est aussi simple que cela. Nous jeûnons toutes les nuits ! Le repos nocturne est un jeûne de plus de 10 heures.

Et chaque matin, nous déjeunons, ce qui revient à rompre un jeûne nocturne. D’ailleurs, étymologiquement, dé-jeuner, ou break-fast en anglais, signifie bien « rompre le jeûne » (fast signifie jeûne, d’où le terme de fasting). Entre le repas du soir et le déjeuner, notre corps et notre cerveau consacrent toute leur énergie à se régénérer. D’autant plus si on a mangé léger avant de dormir.

 

Juste un petit café, avant la journée…

 

Si spontanément nous jeûnons de 20h à 6h en moyenne, soit une dizaine d’heures, il est préférable de prolonger le temps de jeûne au delà de 12h pour obtenir des bénéfices significatifs sur la santé. À chacun donc, selon ses besoins et ses possibilités, de décaler les horaires de ses repas pour atteindre ces fameuses 12 heures de jeûne nocturne.

 

Vaut-il mieux se priver du repas du soir ou du petit déjeuner ?

 

Je n’aime pas utiliser le terme de privation. Jeûner est avant tout une opportunité que l’on s’offre pour se sentir mieux. Dans la mesure du possible, il est important de respecter ses propres rythmes et envies.

Or, à savoir s’il est préférable de sauter le repas du soir ou le petit déjeuner, je dirais que ça dépend des gens. J’encourage chacun à aller vers l’évidence ou la facilité, afin de concilier les arrangements d’emploi du temps ou la facilité physiologique de chaque individu.

Pour certains, le repas du soir est très convivial, c’est un moment social incontournable. Ceux là vont donc plutôt sauter le petit déjeuner. Mais pour ceux qui ne peuvent pas se passer du premier repas matinal, jeûner le soir est une bonne solution. Si vous n’arrivez pas à dormir à cause de la faim, sauter le repas du soir n’est peut-être pas non plus la bonne solution.

 

Supprimer le petit déjeuner ou le repas du soir ?

 

Si vous éprouvez des difficultés à supprimer un repas, ne renoncez pas : il est tout à fait possible de s’habituer progressivement. Prolongez progressivement la durée de votre jeûne nocturne. Ainsi, par exemple, si vous avez l’habitude de manger à 21 h et à 7 h (soit 10 h de jeûne), il sera plus simple dans un premier temps de décaler l’heure du dîner à 19 h. En mangeant plus tôt, vous obtiendrez la durée de 12 h, qui correspond au minimum santé qui ne devrait pas, pour une bonne hygiène de vie, être compressible.

Ceux qui n’ont pas faim le matin n’auront pas de difficultés à sauter le petit déjeuner, s’il ne le font pas déjà. Mais attention : il faudra veiller à ne pas céder aux pulsions alimentaires, ou compulsion alimentaire, du milieu de matinée, qui ont tendance à nous pousser vers le gras ou le sucré.

L’idéal est de jeûner 16 h d’affilée. C’est le ratio temps de jeûne/temps de repas le plus étudié (lire notamment Le fasting, de Thierry Souccar).

 

Quelles sont les règles de base du jeûne intermittent ?

 

Vous entendrez parler de cette méthode de jeûne sous plusieurs noms : jeûne intermittent, fasting, jeûne alternatif, jeûne fractionné ou séquentiel, ou encore jeûne intermittent 16/8. Mais on pourrait tout autant parler de 19/5, 18/6, 20/4 ou 17/7, etc. Il est en effet question de fractionner le temps d’une journée (24h) en temps de repos / temps de repas.

À force d’entraînement, comme nous venons de le voir, il est possible de passer de 10 h de jeûne nocturne à 12 h , puis à 16 h.

 

Trouver l’équilibre temps de repos / temps de repas

 

Le jeûne intermittent 16/8

 

Ce jeûne intermittent, 16h de jeûne / 8h de repas, correspond, dans le rythme moyen, à deux routines possibles :

  • repas le soir, pas de petit-déjeuner, repas le midi
  • repas le midi, pas de dîner, petit-déjeuner

Le plus simple est de commencer par un jeûne de 16 h, une ou deux fois par semaine (ou tous les jours si vous le souhaitez). Et vous pouvez très bien vous arrêter là : les bénéfices sur votre état général peuvent déjà se faire ressentir au bout de quelques mois de cette nouvelle routine.

Le jeûne intermittent peut vous amener à découvrir une autre façon de se nourrir. Vous allez réussir progressivement à étendre la durée de votre jeûne fractionné.

 

Augmenter la durée du jeûne séquentiel

 

Il est ensuite possible de passer au jeûne fractionné de 19h. Dans la plage horaire destinée aux repas, soit 5h, il est possible de faire plusieurs repas (repas goûter repas). Mangez à votre faim, sans restrictions. Respectez néanmoins les règles de base d’une alimentation équilibrée.

Libre à vous de passer par la suite à un jeûne plus exigeant, de 24h ou 36 h, en progression ou non, ou selon votre choix préférentiel. J’en profite pour préciser qu’il est inutile de voir le jeûne comme un défi ou une performance. Vous risqueriez de frôler les limites de l’auto-maltraitance. Il est selon moi préférable de concevoir le jeûne comme un soin, un petit plaisir intime.

Dés lors que vous pratiquerez le jeûne intermittent de 24h, vous consommerez un repas par jour. Après un dernier repas à midi, par exemple, on mangera à nouveau le lendemain midi. L’avantage de ce jeûne permet de conserver la sociabilité du repas du soir, en famille ou avec les amis. Il est également adapté à la prise de médicaments en mangeant (demandez toujours un avis médical).

Une autre possibilité d’extension du jeûne alternatif est de rester 36h sans manger. Il s’agit de s’abstenir de manger une nuit puis 24 h. Concrètement, après le repas du soir et une bonne nuit de sommeil, commence une journée complète de jeûne. Le prochain repas sera pris le lendemain matin. Cette répartition repas / repos digestif, est plus facile psychologiquement que l’organisation suivante :  matin, dernier repas à 7h et rupture du jeûne le lendemain à 19h.

Tous ces jeûnes sont particulièrement indiqués suite à des excès alimentaires ou des repas très copieux. Ils mettront votre système digestif au repos.

Je précise qu’il s’agit de jeûnes hydriques. Les périodes de repos digestifs n’excluent pas de consommer de l’eau. Au contraire, il faut même boire beaucoup : le jeûne sec est déconseillé car il doit toujours être accompagné par un thérapeute aguerri. Et bonne nouvelle pour les inconditionnels du café et du thé : vous pouvez consommer votre boisson préférée, sans sucre évidemment. Pour les autres, buvez de l’eau, des tisanes mais évitez les jus de fruits ou les laits, y compris végétaux.

 

Quelle est la bonne fréquence pour les jeûnes intermittents ?

 

Il n’y a pas de bonne fréquence. En matière de jeûne, à chacun son rythme. Notez cependant, qu’il est bon pour la mémoire du corps d’avoir une régularité. Votre corps peut s’habituer aux changements, le jeûne n’en sera que plus facile et vous ne ferez pas de réserves. C’est important pour votre métabolisme d’installer une nouvelle routine.

La fréquences de deux jeûnes intermittents par semaine apporte un bénéfice santé pour les personnes qui ont des déséquilibres autour du sucre et notamment un pré-diabète.

Pour vous donner une idée, certains pratiquent un jeûne de 36h tous les lundi, ou encore un jeûne de 19h le lundi et le jeudi, seulement le week-end, ou au contraire un jour de travail… Il est également courant de jeûner à chaque changement de lune : nouvelle lune et pleine lune.

Le jeûne est une technique de prévention santé : de manière générale, il est conseillé de faire un jeûne de 5 ou 7 jours par an et des jeûnes intermittents le reste du temps. Et encore, je reviens sur l’individualisation de cette pratique : chacun doit trouver son rythme. Qui sait, vous obtiendrez peut-être de meilleurs résultats en jeûnant 16h chaque jour…

 

Si je loupe un repas, j’ai peur de faire un malaise…

 

En dehors de maladies glycémiques avérées ou de grande faiblesse générale, vous n’avez pas de raison de craindre de faire un malaise lors d’un jeûne intermittent.

La glycémie correspond au taux de sucre dans le sang, et le corps est soumis, au cours de la journée à différentes variations glycémiques. Si on rencontre des problèmes de glycémie, de vertiges, l’impression de risquer de tomber dans les pommes, c’est probablement une indication : ce n’est pas le bon repas à sauter. Il est important de se respecter, de se faire du bien, de ne pas forcer. Si votre corps ne supporte pas le manque de nourriture, ce n’est peut-être pas le moment de faire un jeûne. Le jeûne n’est pas un défi ou une performance, mais une pratique qui permet un mieux être.

Avoir peur de louper un repas, ou même carrément avoir une phobie du jeûne, est éventuellement l’occasion de s’interroger sur cette peur.  S’agit t-il d’une injonction familiale ou culturelle (« Ne saute pas de repas, sinon… ») qui fonctionnerait comme une prophétie auto-réalisatrice ? Interrogez également les faits : cette peur est-elle fondée sur des événements ? Que se passe t’il lorsque vous ratez un repas ? Souffrez vous d’un réel déséquilibre physiologique ou êtes vous en proie à une crainte psychologique ? N’hésitez pas à consulter un médecin si vous pensez que vous avez un problème de glycémie.

 

Le kit d’urgence anti-craquage

 

Pour clouer le bec à une peur psychologique, je vous donne un conseil simple et évident : mettez dans votre sac quelques fruits secs et une pomme. C’est un petit kit d’urgence en cas de risque de malaise. Si votre peur est infondée, vous ne l’utiliserez pas.

Attention, il y a une erreur à ne surtout pas faire dans le jeûne intermittent : c’est de combler un manque avec du sucre. Si vous éprouvez une faim irrépressible, mangez un fruit entier (pas de compote ou de jus) ou des graines oléagineuses (noix de cajou, amande, noisette, noix…). Et si je vous dis de ne pas vous jeter sur le sucre, ce n’est pas une raison pour se précipiter sur le sel (chips par exemple). Il faut absolument éviter les pulsions ou compulsions alimentaires. Ce qu’il faut retenir, c’est surtout de consommer des aliments intéressants nutritionnellement.

 

Mon kit de survie : les noisettes !

 

Vous pouvez également boire un petit café sans sucre ou un thé. Leur effet coupe-faim vous aidera probablement à surmonter ce moment. Évitez les jus de fruits ou les laits de riz, qui contiennent beaucoup de sucre.

 

Quels sont les bienfaits du jeûne intermittent ?

 

Les publications sur le jeûne intermittent sont nombreuses. Les études scientifiques également. Les experts s’accordent sur les effets positifs du jeûne intermittent sur notre santé : augmentation de la vitalité, regain d’énergie, perte de poids, amélioration des symptômes de diverses maladies chroniques, régénération cellulaire, allergies, peau plus nette, esprit plus clair…

 

Retrouver sa vitalité grâce au jeûne

 

Le jeûne intermittent va vous permettre de très vite regagner de l’énergie. Pourquoi ? Étant donné qu’environ 1/3 de notre énergie métabolique est consacrée à la digestion, on peut dire que digérer est énergivore. Le jeûne permet d’économiser et de limiter ce temps de digestion, ce qui libère de l’énergie.

En effet, manger trop fatigue les organes digestifs, nous avons une sensation de lourdeur et de fatigue.

Dans notre société d’abondance et de pléthore, nous avons tendance à laisser peu de temps de pause entre les repas. Les sucs digestifs sont activés en permanence. Ce phénomène est accentué par les comportements de grignotage.

Résultat : il arrive que nous soyons en situation de carence enzymatique. Les enzymes sont présentes en quantité limitée et parfois, elles n’arrivent plus à suivre : on digère mal. Ballonnement, remontées acides, lourdeurs digestives, troubles du transit intestinal, foie surchargé, troubles du sommeil… Tous ces troubles engendrent des problèmes de santé à long terme ou un affaiblissent de l’immunité.

Et si nous allons plus loin, le jeûne est également une technique de rajeunissement cellulaire. Pour faire simple et bref, la restriction alimentaire crée un petit stress cellulaire qui active la régénération des mitochondries. Le corps fait le ménage et élimine les vieilles mitochondries en baisse de vitalité qui n’avaient plus d’utilité.

 

Faire renaître la vitalité, lorsqu’on la croyait perdue…

 

Perdre du poids avec le jeûne intermittent

 

Le jeûne intermittent est le type de jeune le plus adapté à la perte de poids. Pourquoi ? C’est une question de nettoyage, de détox.

Les prises de poids sont liées au fait que les organes de détoxification du corps (foie, reins, etc.) sont saturés et ne parviennent plus à drainer. Le corps stocke davantage et nous prenons du poids. Le fait de prolonger le jeûne nocturne permet au corps de mieux se nettoyer, il a plus de temps pour se restaurer et vider ses poubelles.

Là encore, chacun doit trouver le rythme qui lui convient. Et il est essentiel de se préserver des compulsions alimentaires et de l’attirance pour le sucré : vous ne perdrez pas de poids si vous craquez trop souvent pour le sucre…

 

Le jeûne intermittent est efficace pour perdre du poids

 

Jeûner permet d’améliorer certaines maladies chroniques

 

Notre époque est marquée par les maladies dites de civilisation : diabète de type 2, maladies et problèmes cardio-vasculaires, allergies, asthme, etc.

Le surpoids et l’obésité alimentent un terrain inflammatoire chronique qui fait le lit de problèmes ostéo-articulaires, de troubles cardio-vasculaires.

Ces maladies chroniques sont multifactorielles, néanmoins en mangeant trop de calories vides (gras, sucre et aliments raffinés) mais pas assez de nutriments vitaux (vitamines, minéraux, oligo-éléments et fibres), nous accentuons le déséquilibre. Notre alimentation est excessive en quantité et pauvre en qualité.

Le jeûne intermittent peut améliorer grandement les symptômes et nous faciliter la vie.

 

Repenser notre rapport au manque… et à la nourriture

 

Commencer à pratiquer le jeûne, ponctuellement et sans contraintes, est une extraordinaire occasion de se questionner sur nos habitudes alimentaires, héritées de notre enfance et de notre culture, et pas toujours idéales pour notre corps.

J’entends souvent des personnes, qui jeûnent pour la première fois, me dire qu’ils se sont redécouvert autrement et qu’ils se sont rendu compte que leur rapport à la nourriture était bien plus affectif qu’ils ne l’auraient imaginés.

Le jeûne, en insérant un temps de repos digestif dans notre vie, nous permet de sortir de nos habitudes et d’observer nos compulsions alimentaires.

Avant de mettre en place un jeune intermittent, il est toujours préférable de consulter un nutritionniste ou un naturopathe, qui vous aiderons à personnaliser votre cure, en fonction de vos habitudes alimentaires et de votre mode de vie. Il y a peut être d’autres aspects de votre alimentation plus urgents à corriger…

 

Marion, le mot de la fin ?

 

Il est très important de préciser que les naturopathes proposent d’accompagner des jeûnes de bien-être, en prévention-santé.

Certaines pathologies interdisent strictement le recours au jeûne ou nécessitent un suivi médical. Les diabétiques qui prennent des médicaments hypoglycémiants, les personnes sujettes à hyperthyroïdie, etc. doivent impérativement consulter leur médecin avant d’entreprendre tout type de jeûne.

En ce qui concerne les troubles alimentaires (anorexie ou boulimie), je déconseille le jeûne. Ces personnes sont très sensibles au moindre changement alimentaire. Il est préférable qu’elles gardent l’équilibre qu’elles ont trouvé.

Le jeûne est parfois préconisé dans l’accompagnement de certains cancers. Cette question sort de mon domaine de compétences, en tant que naturopathe. La pratique du jeûne peut être thérapeutique, mais elle doit être impérativement mise en œuvre avec la supervision d’un médecin qualifié. Certaines cliniques de jeûne thérapeutique existent en Suisse ou en Allemagne. En France, il n’existe malheureusement pas de tels dispositifs.